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Mot de passe oublié

Chroniqueur
Posté il y a 2 mois
Une merveilleuse virée à bicyclette à travers l’enfance fuyante

Timothée de Fombelle est décidément indétrônable lorsqu’il s’agit d’essayer de retenir l’enfance par la main pour nous montrer son visage depuis longtemps oublié. Esther Andersen est un récit de vacances, mais aussi, et peut-être surtout, un carnet de voyage vers l’intime, l’indicible. De garçonnet évoluant joyeusement parmi ses repères et ses rituels, le narrateur glisse subitement vers de nouvelles contrées internes. Comme si un espace jusque-là totalement inconnu s’ouvrait à lui, en même temps que ce chemin vers la plage. Ce n’est pas seulement du sable qu’il ramène dans ses poches, mais des saveurs inédites, celles de la mélancolie, de l’alanguissement, du manque et du désir. Le format à l’italienne épouse divinement ce glissement, ce parcours au milieu duquel paysages, sensations et pensées se répondent allègrement. Les traits sont aussi délicats que la variation des tonalités, des chuchotements de ce qui se vit sans avoir besoin d’être nommé. Que voici donc une fabuleuse dégringolade à bicyclette de l’enfance vers l’adolescence balbutiante…

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