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Chroniqueur
Posté il y a 1 mois
Tortues à l’infini – un avis très contrasté

J’ai du mal à trouver le temps de lire en temps normal, mais le confinement me permet de revenir à cette passion de la lecture et de rattraper mon retard dans les lectures que je prévois depuis des années. J’ai « Tortues à l’infini » dans ma bibliothèque depuis que Gallimard me l’a envoyé. Il m’aura fallu plus de deux ans pour me plonger dedans. Quand il est sorti, nombreux sont ceux qui ont dit qu’il était génial. Les critiques étaient toutes plus que positives. Je n’avais pas lu « Nos étoiles contraires », mais j’avais plutôt bien aimé le film et tout le monde disait que le bouquin était top. Mais quand j’ai eu fini « Tortues à l’infini », je me suis dit : « Je ne sais pas quoi penser de ce livre ». C’est une situation qui ne m’arrive pas souvent. Je n’ai pas détesté, mais ce n’est clairement pas un coup de cœur.

J’ai lu assez vite, d’abord parce que j’ai tendance à lire vite et durant un weekend de trois jours en plein confinement, je n’avais rien d’autre à faire. Par ailleurs, j’adore les enquêtes policières et les mystères. Donc le résumé en 4e de couverture m’attirait. Et en fait, la disparition d’un personnage est l’élément déclencheur, mais ce n’est pas tout à fait le cœur du livre qui est plutôt l’histoire d’Aza, avec ses troubles obsessionnels, celle de sa meilleure amie Daisy et de la relation qui va progressivement s’établir entre Aza et le fils du disparu, Davis Pickett.

Le personnage de Daisy est génial. C’est typiquement le personnage que j’adore parce qu’il est drôle, il met de l’ambiance. C’est le personnage qui permet de donner à l’histoire une certaine légèreté alors que c’est très sérieux. Je suis fan.

Par contre, le personnage d’Aza, c’est la raison pour laquelle je n’ai pas vraiment aimé ce roman. C’est un très beau roman sur l’amitié, l’amour entre une mère et sa fille, et le premier amour, ça c’est sûr. les derniers chapitres sont bien plus sympas à lire que les premiers. Mais quand je lis un livre, c’est soit pour le plaisir, pour partir dans un autre monde, une autre vie, m’évader en fait. Ou alors c’est pour le travail, et là, c’est complètement autre chose. En l’occurrence, il s’agit d’un livre pour le plaisir, mais je n’ai pas pris plaisir à lire la plupart de ce roman à cause des pensées et des réflexions philosophiques d’Aza. La philo, je trouve ça intéressant parfois, mais pour moi c’est aussi un paquet de questions existentielles que je trouve inutile. Je sais que tout le monde ne se sent pas bien dans sa peau, en particulier quand on est ado, mais là, j’ai eu du mal avec toutes ces questions et ces réflexions. Elles ont rendu la lecture disons difficile, avec la nécessité de se concentrer plus qu’en temps normal pour bien comprendre Aza. La fatigue de fin de journée n’a pas aidé à la concentration donc je n’étais sans doute pas dans le meilleur des états pour lire ce genre de livre. Peut-être que j’aurais apprécié à un autre moment de ma vie, au lycée peut-être ou en prépa, quand j’avais des cours de philo. Mais là, très clairement, c’était trop.

Le personnage d’Aza m’a rappelé un livre que j’avais lu en cours de littérature allemande, Mademoiselle Else, d’Arthur Schnitzler. Dans cette nouvelle qui se déroule sur toute une nuit, il ne passe strictement rien, mais le personnage d’Else est comme Aza. Elle passe son temps à réfléchir, à se demander quoi faire, comment, pourquoi, et ça, en boucle. C’est typiquement le genre de bouquin que je ne supporte pas de lire parce que j’ai l’impression de faire du sur-place. J’aime réfléchir, mais pas quand je lis des romans pour m’évader du quotidien.

Malgré cette critique très négative, j’admire l’auteur et son écriture. Pour arriver à écrire toutes ces réflexions d’Aza, il a dû lire pas mal d’écrits philosophiques et se poser lui-même un certain nombre de questions. Chapeau l’auteur, mais pas sûr que je lise un autre roman de John Green avant un moment.

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