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La rédaction
Posté il y a 3 ans
Sorcières et boules de gomme

A l’occasion de la sortie de La Reine Captive, Amy, rédactrice On Lit Plus Fort, nous livre son avis sur le premier tome de la saga Les Sorcières du Clan du Nord.

Alors que le deuxième tome des Sorcières du Clan du Nord, La Reine Captive, sort enfin en librairie, il est temps de revenir sur ce qui faisait la magie du premier volet, paru l’année dernière…

« Ainsi, il advint que deux enfants, nées à la même seconde de la même heure, mais à deux extrémités du pays, furent échangées. »

Poppy et Clarée sont deux adolescentes que tout oppose à première vue. Turbulente, Poppy se fait renvoyer de tous les lycées qu’elle fréquente suite à d’inexplicables catastrophes se produisant dans son sillage. Clarée, quant à elle, détonne dans la communauté de sorcières où elle est née à cause de sa douceur et de son innocence. Un beau jour pourtant, leurs destins se croisent, et elles deviennent amies. L’occasion pour chacune d’apprendre à connaître l’univers de l’autre, et de s’y découvrir un attrait profond. La lumineuse Clarée aspire à fuir sa vie recluse dans les roulottes au fond des bois, tandis que Poppy révèle un intérêt et des aptitudes innées pour la magie… Serait-il possible que Poppy soit en réalité une sorcière, et qu’elle ait un lien avec la prophétie qui désignera la future reine des sorcières ?

C’est alors que débarque Léo, jeune garçon SDF un peu paumé, dans la vie de chacune. Ému par la pureté de Clarée, enivré par l’énergie brûlante de Poppy, il sera le déclencheur, pour chaque jeune femme, d’évènements et de changements qui les conduiront sur les traces de leur passé, et de leur futur.

« Il avait vu une fille sourire sous la pluie, et il avait senti qu’il changeait de direction. Appelez ça la chance, le destin ou un heureux hasard, mais Leo savait qu’il reverrait cette fille et que leurs chemins se croiseraient, s’emmêleraient et s’entrelaceraient jusqu’à ce qu’ils cheminent ensemble, main dans la main. »

Dès les premières pages, on ne peut qu’être envouté par l’écriture d’Irena Brignull, sa poésie et son élégance. À la fois brute et acérée, elle nous transporte dans son univers fait de magie, nous accompagne avec douceur aux côtés de ses personnages. Nous suivons avec émotion les balbutiements de l’amitié de Clarée et Poppy, cette façon que chacune a de révéler le meilleur de l’autre.

« Alors que les autres filles concoctaient quotidiennement des remèdes nauséabonds, Clarée fabriquait des savons. »

Très justes, les personnages se révèlent et se construisent petit à petit, autour de leurs similitudes et de leurs différences. Léo s’avère très touchant et très juste, avec un petit côté chevalier servant qui ne laissera aucune des deux filles indifférentes. Même les personnages secondaires sont étonnamment attachants, de Crécerelle la sorcière surdouée prête à tout pour garantir l’avenir de sa fille, à Charlock, la mère de Clarée, aussi gentille et protectrice qu’elle s’avère nulle en magie. Surelle, la fille de Crécerelle, est également un personnage tout en nuance, à la fois tiraillée entre son amour pour son clan et la magie, et son envie de découvrir un autre monde, une autre façon de vivre et de faire. Ce sont ces liens entre les personnages qui rendent le récit aussi puissant. Amour, amitié, haine, rivalité… Voilà assurément un cocktail efficace qui nous ensorcelle à chaque page !

« Crécerelle pouvait haïr les minuscules battements de cœur d’une nièce. Mais pas sa sœur. Elle aimait Charlock, peut-être plus qu’elle-même. »

Magnétique dès les premières lignes, « Les sorcières du Clan du Nord » est un récit écrit comme une invocation : il va crescendo jusqu’à l’apothéose finale.

1 commentaire

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i14ana, 30 mars 2018 :

et un livre de plus à lire !
Il m’a l’air génial .