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Chroniqueur
Posté il y a 3 ans
Shikanoko : L’enfant du cerf

J’ai passé un bon moment de lecture, il y a des petits couacs, mais ce premier opus a du charme et des qualités. Assez pour m’avoir charmée sur certains points et me donner envie de lire la suite.

Je n’ai pas lu le Clan des Otori et cela ne m’a pas empêchée de lire ce roman qui apparaît super sympathique et original. Je trouve le rythme très lent, et pourtant, ça fonctionne pour ce cas, parce qu’on est dans la contemplation. Il y a quelque chose de méditatif qui fonctionne bien avec l’ensemble, ça permet de se poser pleins de questions, de faire connaissance avec les personnages. J’ai apprécié que l’auteur prenne son temps pour nous faire découvrir son univers, néanmoins, cela présente un aspect « destin ». J’entends là que les personnages subissent tout ce qui leur arrive, ils ont une certaine fatalité devant les événements et ne cherchent pas tellement à échapper à cette condition.

Ce premier opus m’a enchantée par son originalité. On sent que l’auteur est familier avec tout ce qui touche à la culture asiatique et qu’elle a fait de bonnes recherches pour créer l’univers qu’elle nous présente. Je me suis sentie immergée dès les premières pages dans ce Japon médiéval. Le vocabulaire, les relations et moeurs, les joutes de clans pour le pouvoir, les fratries déchirées, la relation avec la nature… l’auteure nous dévoile de très bons ingrédients et sait étoffer son intrigue avec. L’histoire prend son temps pour se développer, toutefois, il existe de la romance, de l’aventure, de l’action.

J’ai toutefois de petits reproches à émettre sur l’intrigue. Il y a beaucoup d’éléments à prendre en compte, beaucoup trop d’informations qui arrivent au compte-goutte. Les rebondissements ne sont pas réellement nombreux et les révélations inexistantes, cependant, j’ai bien aimé cette histoire très complète et fascinante. La plume de l’auteure est quant à elle très chouette, poétique, lyrique et sympathique. Le style fonctionne à merveille avec le caractère épopée médiévale asiatique, tout en apportant quelque chose de moderne et lisible. Ça manque de nerf par moment et de tension, de vie en général. Mais j’ai passé un bon moment avec la plume de Lian Hearn et je suis curieuse de découvrir le Clan des Otori.

Les personnages sont encore au stade de base, le premier tome nous présente chacun d’entre eux sans appesantir dessus. Excepté Shikanoko. Ce dernier m’a laissée indifférente, mais c’est un bon personnage principal, il connaît une évolution intéressante. J’apprécie ce côté humain mêlé au côté bestial du cerf. Cela manque encore de relief et de précision, mais je me demande ce qui va lui arriver par la suite. Tora me révolte, pareil pour Tama que j’ai trouvé détestable. J’ai eu beaucoup d’affection pour Hina, le vieux sage Sesshin ou encore Akihime. Les deux derniers m’ont touchée par leurs histoires, leurs personnalités et ce qui leur arrive dans ce premier tome.

En conclusion, il y a du très bon et moins bon avec ce premier tome. Le roman présente une originalité certaine avec cet univers inspiré du Japon médiéval, avec cette plume jouant sur le contemplatif ou encore par le concept de lier Shika au cerf. L’ouvrage a de plus une belle carte et un bon récapitulatif des personnages en début, un ajout très apprécié vu la masse d’informations donnée. Côté défaut, il y a la lenteur, le manque de tension ou encore de révélations qui viennent gâcher à froid la lecture. Personnellement, une fois dedans, j’ai su passer un bon moment. J’attends la suite pour me forger un meilleur avis.

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