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La rédaction
Posté il y a 5 ans
Sébastien de Castell vous présente L’Anti-magicien

Chères lectrices, chers lecteurs,

Quand j’étais petit, j’adorais la magie. Mais quand j’ai eu seize ans, j’ai fait une découverte terrible : je n’avais pas de pouvoirs magiques. Je n’avais d’ailleurs rien de particulier. Je n’étais ni le meilleur élève de mon lycée, ni le plus intelligent. Il y avait aussi plein de gens bien plus doués et plus charmants que moi. Et franchement, je n’étais même pas le plus sympathique. Mes romans de fantasy préférés m’avaient menti…

J’ai grandi avec des livres qui me promettaient que plus j’aurais l’air ordinaire, plus mon destin serait glorieux. Que si je faisais preuve d’assez de patience, j’apprendrais que mes parents (qui semblaient m’aimer exactement comme les autres parents aimaient leurs enfants) m’avaient protégé en secret jusqu’au moment où ils pourraient sans danger me révéler que je détenais des pouvoirs extraordinaires, que j’allais bientôt vivre des aventures merveilleuses et, allez savoir pourquoi, que je deviendrais fabuleusement riche…

Rien de tout ça n’est jamais arrivé.

Je n’étais bien sûr pas le premier adolescent à faire cette découverte. Certains acceptent avec grâce de vivre une vie plus modeste, d’autres deviennent nihilistes, décrétant que de toute façon, rien n’a d’importance. D’autres, qui ont grandi avec la conviction qu’ils étaient différents, décident d’attendre que l’univers finisse par leur apporter la preuve qu’ils ne se trompaient pas.

Et moi ? Moi, j’ai eu de la chance. Mon entourage m’a clairement fait comprendre que je n’avais rien de particulier et que si ça me dérangeait, je n’avais qu’à trouver une solution. Qu’être ordinaire, ce n’est pas une condamnation à vie, juste un point de départ. Car ce qui vous rend unique – et donc différent – c’est la façon dont vous allez nourrir tous les petits bouts vaguement intéressants de vous-même ; puis essayer de créer avec ça les combinaisons les plus étranges jusqu’à fabriquer, à la manière d’un élixir magique qu’on boit, un être étonnant. L’élu ? Pas du tout. Juste l’individu que vous choisissez de devenir.

Alors nonobstant les tatouages magiques et les cartes à jouer les plus étranges, les sombres conspirations, les circonstances extraordinaires et les chacureuils qui parlent, voici le véritable sujet de L’Anti-magicien : découvrir des vérités parfois désagréables sur soi, sur sa famille et sa culture, et décider de ce qu’on va en faire.

J’espère sincèrement que vous aimerez les aventures de Kelen. Mais surtout, n’oubliez pas : la magie, c’est de l’escroquerie.

Amicalement,

 

Sébastien de Castell

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