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Chroniqueur
Posté il y a 1 an
Robin des graffs

« Aimer, c’est risquer de souffrir. Mais vivre, c’est quoi ? Tu peux me le dire ? C’est rester terré tout seul dans un appart avec boulot-pizza-dodo au menu en attendant que ça passe ? Pour ne surtout jamais blesser personne. Pour ne jamais souffrir de perdre quelqu’un. C’est ça que tu veux ? »

Pour ne rien vous cacher j’ai lu Robin des graffs d’une traite et en moins de deux heures c’était terminé. On peut donc le dire, j’étais impliquée dans l’histoire imaginée par l’autrice. Pourtant, d’un autre côté, j’ai eu la sensation d’être assez détachée vis-à-vis de tout cela. En effet, les rencontres/évènements s’enchaînent, on a une ribambelle de points de vue pas vraiment poussés et la fin (trop facile à mon goût) arrive vite. L’idée était bonne et certains personnages ont réussi à me toucher, je ne dis pas le contraire, seulement, il m’a manqué quelque chose. Une étincelle.

Sam et Lilibelle (aka Bonny la rebelle), pour ne citer qu’eux, sont attachants. Le premier est un jeune homme avec le cœur sur la main qui porte le poids d’une immense culpabilité depuis des années, la seconde est une petite fille innocente et pétillante à la recherche d’un foyer aimant. Leur rencontre, improbable, va sonner le début d’une amitié puissante et hors du commun. Les autres personnages sont intéressants, quoique plus en retrait — et j’ai beaucoup aimé suivre Nora Laval et Christiana.

Ce livre traite de sujets forts : le deuil, le placement d’enfants en famille d’accueil, la vie que peuvent mener les sans abri et la solitude des personnes âgées — pour ne citer que ça. Aussi, il est plein de bons sentiments, déborde de tendresse et est porté par un duo terriblement attendrissant. Dans l’ensemble, Robin des graffs est une lecture bouleversante et surprenante qui se dévore tant le style est fluide.

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