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La rédaction
Posté il y a 5 ans
L’hilarante fantaisy de l’anti-magicien

A l’occasion de la sortie de L’Anti-Magicien, le nouveau roman de Sébastien de Castell, Amy, rédactrice OLPF, vous présente cette nouvelle saga où la fantasy rencontre l’humour.

Toute petite, je me passionnais de mondes imaginaires, de fantastique, de fantasy. Mais avec l’âge, il faut bien l’avouer, une certaine lassitude m’a gagnée. Je trouvais le genre un peu répétitif, en peu engoncé sur lui-même. Alors forcément, quand j’ai vu L’Anti-Magicien, j’ai tout de suite imaginé un livre qui irait à l’encontre des codes éculés du genre, et c’est avec beaucoup d’impatience que je l’ai attendu !

Eh bien, disons-le tout de suite : il a plus que tenu ses promesses. Je me suis laissée emporter dès les premières lignes par la plume légère et naturelle, très colorée, de Sébastien de Castell, et je suis sortie de ma lecture transportée !

« La magie, c’est de l’escroquerie. »

Car L’Anti-Magicien nous raconte l’histoire de Kelen, apprenti mage au sein du peuple des Jan’Tep (littéralement, « peuple de la magie »), qui tente par tous les moyens à sa disposition de réussir l’examen de mage qui lui permettra de gagner sa place dans la société. Car l’univers où il évolue ne tolère pas la faiblesse : si l’on n’est pas un mage, et de préférence puissant, alors on n’est rien, on devient Sha’Tep, le peuple des sans-pouvoirs, des serviteurs. Il n’y a qu’un problème : Kelen a beau connaître la théorie par cœur, il est incapable de jeter le moindre sort.

L’enjeu est de taille : il en va de l’honneur et de la réputation de sa famille, à la veille de l’élection d’un nouveau prince de clan. Car son père, le puissant Ke’heops, brigue le titre contre le perfide Ra’meth. Or c’est la puissance de la famille de chacun que découlera l’issue du vote, et même l’incroyable précocité de sa petite Shalla en matière de magie ne parviendra pas à compenser son échec à l’examen.

Pourtant, rien ne se passe comme prévu, et voilà Kellen embarqué dans un complot qui le dépasse, en compagne d’acolytes pour le moins… inattendus : une vagabonde étonnamment sage et dangereuse, et un chacureuil enragé à la langue trop bien pendue.

« Une femme, c’est un homme en plus malin et avec plus de couilles. »

Ces personnages, si surprenants, font le sel de ce récit. Ils sont caractériels, drôles, ingénieux, et surtout, incroyablement bien écrits. Plus vrais que nature, on a envie de mieux les connaître ; on s’y attache comme à nos propres amis. C’est le propre des meilleurs personnages de fiction !

Ni l’histoire ni l’univers ne s’essoufflent une seule seconde. Chaque page nous invite à tourner la suivante, nous laissant toujours avide d’en savoir plus. L’univers quant à lui, est riche, sans jamais devenir incompréhensible, et sait s’émanciper des clichés du genre. C’est rafraichissant, enivrant, captivant !

« Quel est l’adversaire qui ne peut être défait par la magie ? […]
- La vérité. »

Le ton lui-même, à la limite de l’irrévérencieux, fait souffler un vent de renouveau sur la littérature young-adult. Sans jamais (trop) se prendre au sérieux, l’auteur déroule son récit et ses enjeux d’une main de maître. Le héros est tout à la fois brillant et extrêmement conscient de ses propres limites, ce qui le rend très humain, et confère au livre toute sa crédibilité. C’est drôle, c’est intelligent, c’est sage en même temps : il n’y a rien dans ce livre qui ne soit pas parfaitement savoureux.

« Le désespoir, ça ressemble beaucoup à la peur, à ceci près que c’est plus utile. »

On nous annonce six tomes pour cette saga déjà traduite en 11 langues : je hurle un grand oui, et je campe dès à présent chez mon libraire en attendant la suite !

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