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Chroniqueur
Posté il y a 4 mois
L’été de tous les possibles : une délicieuse fresque estivale…

Le dernier roman de Jennifer Niven sent bon l’été, avec cette couverture plus qu’attractive vu les chaleurs actuelles… Et, pourtant, c‘est un roman profond et délicat, qui met en avant cette période charnière rentre l’adolescence et l’adulte, que l’autrice nous livre avec ce titre. Un roman très personnel également, inspiré de plusieurs de ces expériences…

Claudine devait passer un été de rêve : un road-trip prévu avec sa meilleure amie de toujours, avant d’écrire un nouveau chapitre de sa vie avec son entrée à l’université. Mais, en un instant, en une annonce, tout bascule. Claude doit faire avec l’annonce du divorce de ses parents. Une annonce qu’ils lui demandent de cacher. Une annonce qui chamboule également ses projets. Plus question de road-trip, sa mère l’embarque sur une île perdue, à une dizaine d’heures de chez elle. Une trentaine d’habitants. Pas de réseau. Les ruines de la demeure de ses ancêtres. Et Jeremiah Crew.

Jennifer Niven sait faire des romans profondément marquants comme personne. Et c’était un vrai plaisir de retrouver sa plume délicate et poétique. L’histoire pourrait être celle de tant de romances young adult estivales, relatant un été mettant en évidence cette période charnière qu’est le passage à l’âge adulte. Cette impatience de vouloir grandir, mais cette peur de quitter l’enfance, l’adolescence, et de plonger dans un monde fait d’inconnus et de responsabilités. Alors, quand, en plus, on y rajoute des bouleversements familiaux…

L’été de tous les possibles est à l’instar de ces étés-là, cette saison où l’on vit un rêve, une parenthèse enchantée, une bulle d’oxygène, mais avec une date de péremption. Car la réalité finit toujours par nous rattraper. Une réalité parfois dure, parfois étrange, mais dans laquelle on doit faire ce que l’on attend de nous. Alors, le temps d’un été, le temps de trente-cinq petits jours, Claude va vivre sa vie. Vivre pour elle même, souffrir pour elle même, mais aussi aimer pour elle même. Et peut-être qu’après ces trente cinq petits jours, elle pourra affronter le quotidien qu’elle a laissé, les problèmes à résoudre qui l’attendent. Mais en étant renforcée, enrichie par toutes les expériences qu’elle aura pu vivre durant ces trente cinq jours.

La fin est dure et douce à la fois, très à fleur de peau. Connaissant Jennifer Niven, cela ne m’étonne pas trop qu’elle termine son histoire ainsi. Même si ça me laisse un sentiment doux-amer, je trouve que c’est ce qui nous permet de nous rapprocher plus encore de Claude. De la comprendre, de ne pas forcément être d’accord avec sa façon de réagir et d’affronter son quotidien, mais de mieux saisir la façon dont ces trente cinq jours vont la changer à tout jamais.

Juste le temps d’un été. Un été où elle aura pu être qui elle voulait. Un été où elle a enfin pu trouver qui elle était.

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