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Chroniqueur
Posté il y a 3 semaines
Les enfants des Otori, tome 1 : les Guerriers orphelins

Je n’ai jamais eu l’occasion de plonger dans l’univers de Lian Hearn et de découvrir ses écrits. Mais il y a peu de temps, j’ai lu le clan des Otori : le silence du rossignol — une bande dessinée de Stéphane Melchior et Benjamin Bachelier qui reprend le premier tome de la saga culte. Juste après, et sans avoir acheté la suite des (més)aventures de Kaede, j’ai dévoré les enfants des Otori : les guerriers orphelins. J’ai donc sauté quelques étapes importantes et pas mal de moments clés pour comprendre l’intrigue, vous l’aurez compris.. Fort heureusement, les éditions Gallimard Jeunesse ont pensé à tout : à la fin de l’ouvrage, on peut retrouver des résumés de chaque opus ainsi qu’une liste des personnages (noms, liens de parenté..). De cette manière, on peut s’y retrouver. À peu près.

Je ne vous le cache pas : ma lecture a été plutôt laborieuse. Surtout au début, parce que je ne comprenais rien. Je n’arrivais pas à situer les personnages, à définir le contexte, à visualiser une intrigue sans me noyer sous les informations et descriptions. Pourtant, au bout d’un moment, j’ai fini par y voir plus clair. Dès lors, j’ai apprécié (et surtout savouré) ce que j’avais sous les yeux.

J’ai beaucoup aimé le héros et narrateur, Sunaomi (autrement appelé « Kasho »), fils de traître que l’on a épargné à l’unique condition qu’il vive au temple de Terayama et ne le quitte jamais. C’est quelqu’un de calme, de discret, qui est contre la violence et qui, surtout, m’a surprise : malgré l’environnement dans lequel il évolue, je l’ai trouvé incroyablement rusé, noble et courageux. Il y a également Hisao, jeune homme au tempérament de feu. Je n’ai pas approuvé chacune de ses pensées ou actions, néanmoins, j’ai adoré son côté fonceur. Il sait ce qu’il veut et rien ni personne ne pourra l’arrêter. Pour ce qui est des autres personnages, ils ont beau être nombreux, certains se sont démarqués et ont réussi à sortir du lot.

Grâce à la plume fluide et entraînante de l’autrice, j’ai voyagé dans un univers riche, complexe et travaillé. Quant à son Japon féodal, il m’a émerveillée autant qu’il m’a effrayée. En effet, ce nouveau cycle nous apporte son lot d’intrigues, de complots, de batailles, de rebondissements et de tragédies ; tout en étant porté par une touche de magie que j’ai pris plaisir à découvrir. Le début a été compliqué, je le répète, parce que je n’avais pas les bases du récit mais au bout du compte, les enfants des Otori est une bonne surprise. Si vous souhaitez plonger dans une histoire aussi poétique que tragique, je vous conseille celle-ci !

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