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Chroniqueur
Posté il y a 5 jours
Les Chroniques de l’érable et du cerisier : j’ai adoré !

Lorsque l’on m’a proposé de recevoir ce livre… Comment vous dire que je ne pouvais pas refuser ? On est au Japon. Le Japon féodal, fermé au monde. En plein coeur de la cité Edo, l’ancien Tokyo. Alors j’ai foncé et j’ai adoré !

Résumé :

On suit dans ce roman Ichirô, jeune orphelin recueilli par un ancien Samouraï retiré au coeur d’une forêt, vivant en quasi ermite avec sa vieille servante, Oba. C’est ainsi que notre jeune héros est élevé au coeur de la nature. Il y apprend une vie simple… et la voie du Sabre. Mais un jour une catastrophe va le pousser à quitter ce lieu reculer qui l’a vu grandir pour rejoindre la grande cité d’Edo où milles autres dangers l’attendent.

Mon avis :

Comme je le disais, j’étais plus qu’enthousiaste en commençant le roman ! Mais dès les premières pages, il a fallu que je m’habitue au rythme. Souvent aujourd’hui, on se retrouve dans un rythme effréné d’écriture et dès les premiers chapitres, on est plongé dans une intrigue qui va à mille à l’heure. Pas ici. Ici, comme au Japon, dans la tradition, on prend son temps. Et cela m’a fait du bien de ralentir, de ne pas courir après les pages, de prendre le temps de vraiment lire. Je ne souhaitais pas engloutir les chapitres telle une boulimique de lecture. J’avais envie de savourer chaque page et cette forêt ancienne où l’on voit Ichirô grandir. Et rien qu’ici j’ai trouvé que l’autrice avait réussi son coup. Elle nous amène dans sa temporalité, et on s’y glisse, et ça nous fait le plus grand bien…

Alors ne vous attendez pas à mille rebondissements, à une aventure qui part à 100 à l’heure, mais laissez-vous plutôt porter par cette histoire. Ichirô est un jeune garçon curieux, attachant. Et le voir grandir crée un lien particulier entre lui et nous. Un lien fort qui nous donne envie de le suivre, et de continuer son histoire comme un geste de soutien dans les moments difficiles. Comme si on avait envie de lui souffler « Je suis là ».

Si le début de son histoire est calme et apaisée, la seconde partie du roman est plus sombre. On y découvre Edo, la terrible cité d’Edo qui écrase les plus pauvres et soutiens les plus riches. Et alors qu’on remonte des siècles en arrière, on se rend compte que certaines choses n’ont pas changer : la peur de l’autre, la haine de ce qu’on ne connait pas… Mais heureusement aussi la générosité et l’amour aveugle. C’est un très beau récit initiatique qui nous fait voguer à travers l’apprentissage du monde d’un jeune garçon. C’est fait avec délicatesse, même si l’autrice n’en épargne pas son héros pour autant.

J’ai beaucoup aimé la plume de Camille Monceaux qui est une plume mature et élégante. On dirait une estampe japonaise. C’est un roman différent, qui sort de ce dont on a l’habitude de voir aujourd’hui en jeunesse/Young Adult. Rien que pour la découverte, je vous le recommande vivement ! Il vous apportera un peu d’exotisme et de voyage en ces temps confinés :)

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