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Chroniqueur
Posté il y a 3 semaines
Les chroniques de l’érable et du cerisier, de Camille Monceaux

On m’a promis du Japon, des samouraïs, une destinée exceptionnelle, une histoire de vengeance, et j’ai été servie. Chers lecteurs, laissez-moi vous présenter le premier tome des Chroniques de l’érable et du cerisier, de Camille Monceaux.

Japon, XVIIe siècle, début de l’ère Edo. Enfant abandonné, Ichirô est recueilli et élevé loin du monde par un ancien samouraï qui lui enseigne la voie du sabre. Quand des événements dramatiques bouleversent sa vie, le garçon se retrouve sur les routes qui le conduisent à Edo. Ichirô va devoir survivre seul dans une ville labyrinthique où l’attendent mille dangers. Une nuit, il découvre une mystérieuse jeune fille, au visage dissimulé, qui vit recluse dans un palais…

Le récit est très lent au départ, et assez répétitif. L’histoire s’installe lentement, très lentement. On suit le quotidien d’Ichirô, aux côtés de son Maître et de la vieille Oba : les entraînements tôt le matin, les histoires de la vieille femme, les tâches quotidiennes… Un quotidien bien vite troublé, lançant ce jeune garçon sur les routes du monde. C’est lent, mais ce n’est pas un problème, car cela permet de mieux comprendre les personnages, et de suivre l’évolution du personnage d’Ichirô, de sa plus tendre enfance à sa vie de vagabond dans les rues de la capitale. Puis, il faut se rappeler d’une chose : il s’agit ici du premier tome d’une tétralogie. Aller vite n’est pas l’intérêt de ce roman.

Je trouve que ce récit est un merveilleux tremplin vers la vie quotidienne des Japonais à l’ère d’Edo. Plongés dans cette ambiance, les plus curieux d’entre nous – et j’en fais assurément partie – ne pourront que partir en quête d’informations sur l’époque : comment vivaient les gens ? que portaient-ils ? comment fonctionne une maison close ? (ou alors je suis la seule à me poser la question de la maison close ?). On a aussi envie d’en savoir plus sur le théâtre de nô et le théâtre kabuki, ces deux théâtres qui s’opposent au sein de la même ville, l’un ancien et l’autre récent. Alors il est évident que cet ouvrage est une œuvre de fiction – on ne cherche pas la véracité historique, donc – mais il réussit à donner envie d’en savoir plus sur cette période.

À la fin de ce premier tome, beaucoup de questions surviennent. Premièrement, et c’est sûrement la question la plus évident, que va-t-il se passer par la suite ? Mais d’autres questions également : qui est réellement Ichirô ? Que signifie cet étrange médaillon en forme de feuille d’érable ? Qu’évoque le cerisier du titre ? Tant de questions, si peu de réponses mais une chose est sûre : à la fin de ce premier tome, vous aurez envie de dévorer les suivants.

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