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Chroniqueur
Posté il y a 1 mois
L’envie plus forte que tout de vivre l’aventure

Le seul livre qui m’a accroché cet été, ce fut le dernier roman de Jennifer Niven.

Vous la connaissez peut-être grâce à Tous nos jours parfaits, moi en tout cas je l’ai découverte avec ce roman-ci. Et ce fut une claque, comme pour beaucoup d’autres lecteurs avec qui j’ai partagé mon ressenti à propos de cette auteure.

Avec ce livre que j’ai lu il y a déjà plusieurs semaines, j’entretiens encore un lien fort. En effet, l’histoire de l’adolescente Claudine m’a profondément touché. L’auteure écrit sur des thèmes forts comme le divorce, la sexualité, l’envie de s’aventurer très vite et puis finalement le plus doucement possible dans ce qu’on imagine être la vie d’un adulte. Avec une très grande justesse, l’auteure dessine tout à fait ce qu’on ressent quand à 16 ans on découvre « l’envers du décor », les tracas et l’hypocrisie que Claudine expérimente malgré elle.

J’écris cette chronique en repensant à toutes les émotions que ce livre m’a fait traversé. Les moments heureux, qui s’établissent dans les moments dramatiques, font de ce roman une belle adaptation de l’espoir qui touche tout l’univers de l’adolescent, ces moments que l’on vit pour la première fois, et que l’on voit trop vite filer, puis appartenir à notre passé l’instant d’après. Devenir mature, adulte, signifie peu pour Claudine, et pourtant reste au centre de ses réflexions. Ce personnage principal n’est pas une caricature de l’adolescente qui se penche sur l’avenir, il est issu d’une sincérité et d’un touchant témoignage de ce que toutes jeunes femmes peut traverser au moment le plus « glorieux » de leur vie… Témoignage que l’on ressent très personnel grâce à l’écriture simple et délicate de Jennifer Niven.

Au début, je dois avouer que j’étais embarrassée par certains propos immatures de la part du personnage principal. Mais avec le recul, cela n’a pas dérangé ma lecture, bien au contraire. Ses pensées agrémentaient de formules véridiques et sans tabous la plupart des thèmes traités avec les histoires de famille, d’amitié et d’amour de Claudine.

L’apparition des « petits » drames dans la vie de Claudine ont contrebalancé l’effet gnangnan de certains passages ou dialogues, d’autant plus que cela correspond aussi au départ en vacances de la jeune fille et de sa mère, ces vacances d’été qui promettaient bien des rebondissements. Je n’ai alors pas été déçue du tout de ma lecture, car l’évolution du personnage, la particularité de son caractère, « naïf » et pourtant au combien rebelle, permettent selon moi d’ajouter un petit coup de neuf dans les traditionnels portraits de jeunes adolescentes en littérature jeunesse.

Le décor de ce roman m’a rappelé non pas sans plaisir le lieu de vacances rêvé que l’on peut retrouver dans certaines références d’îles paradisiaques, comme l’île de Lena dans le roman Quatre filles et un jean, ou celle dans Mamma Mia. Ce fut dépaysant, frais et tout ce dont j’avais besoin pour l’été. De même, le jeune homme, grâce à qui le coeur de notre Claudine est en pleine indécision, est un personnage bourré de charme, suggérant là encore une multitude de clichés du beau jeune homme sauvage, tout en étant lui aussi authentique et original grâce à l’imaginaire de Jennifer Niven.

La romance de nos deux héros a touché directement ma fibre romantique, celle qui sommeille jusqu’au prochain livre qui fera battre mon coeur. Il n’est peut-être pas un roman à lire en plein hiver mais vous devriez très certainement vous accordez un temps dès le retour du soleil et des chaleurs estivales pour admirer la relation qui naît entre Claudine et Miah, pleine de tendresse. Et pourtant destinée à finir. Cela renforce pour moi le côté réaliste de ce roman, qui ne trahit pas sa promesse de faire vivre une belle aventure à ses lecteurs.

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