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Chroniqueur
Posté il y a 6 mois
L’Ecuyer du Roi, de Tonke Dragt

Alors que Tiuri prie avec ses amis dans la chapelle, à la veille de son adoubement, quelqu’un frappe à la porte. Le voici alors chargé d’une étrange mission : transporter, au péril de sa vie, une étrange lettre scellée de trois sceaux au roi du royaume voisin. Ainsi commence la douce épopée écrite en 1962 par Tonke Dragt, L’Ecuyer du Roi.

Je ressors mitigée de cette lecture. Mitigée, oui, mais pas déçue. Il m’a fallu beaucoup de temps pour pouvoir poser les mots corrects sur ce roman, et sur cette lecture. Ça a été long, et tortueux, il faut le dire – j’avançais au rythme de Tiuri, gravissant les montagnes avec lui, chevauchant par monts et par vaux, me reposant quelques fois dans ma lecture. Honnêtement, l’action n’est pas transcendante. Je dirais même qu’elle est assez prévisible au final. On est loin des retournements de situation imprévisibles, des hautes trahisons qu’on ne sent pas arriver. C’est un récit assez manichéen quand on y pense : il y a les gentils, il y a les méchants. Les bons et les mauvais. D’un certain côté, ça rappelle beaucoup les romans de chevalerie du Moyen-Âge – le côté « grandes tirades » en moins –, et je pense que Chrétien de Troies serait fier de L’Ecuyer du Roi.

Tiuri est un personnage extrêmement attachant au final. Il reste fidèle à ses valeurs du début à la fin, fidèle à ses promesses, à son roi ainsi qu’à ses amis, même les plus récents. Il est extrêmement bienveillant – même quand il n’a pas le temps de l’être. Les personnages qu’ils rencontrent le sont tout autant.

Si ce n’est pas de l’action, alors que retirer de ce roman ? Une philosophie de vie. Qu’est-ce qui fait la valeur d’un chevalier ? Sont-ce les rituels établis, l’adoubement et les petits coups d’épée sur les épaules ? Ou sont-ce ses valeurs morales, sa sympathie, sa loyauté, son amitié mais aussi son courage et sa détermination ? C’est ce que L’Ecuyer du Roi met en scène. En renonçant à la cérémonie dans la chapelle et en faisant passer l’inconnu avant son confort, Tiuri est déjà un chevalier. En rencontrant une multitude de personnes et en échangeant avec elles, en apprenant à les connaître, Tiuri, qui est déjà un noble cœur au départ, grandi et se construit.

C’est une bonne lecture, en règle générale. Une lecture qui regorge de bons enseignements, et d’une histoire de chevaliers comme on les aime parfois : douce, et tranquille.

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