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Chroniqueur
Posté il y a 3 mois
Lecture à emporter pour les vacances…

« Shirley dit que l’île t’apporte ce dont tu as besoin. »

Claude perd ses repères, les uns après les autres. Le lycée touche à sa fin, sa meilleure amie n’ira pas dans la même fac à la rentrée, ses parents se séparent. Sa bulle à Mary Grove, petite ville en Ohio, éclate et elle ne voit pas comment ça pourrait s’arranger. Quand elle part pour un séjour sur une île de Géorgie avec sa mère, Claude réalise qu’elle peut être qui elle veut. À profiter de l’instant présent. Et c’est à un garçon qu’elle va confier ses pensées les plus intimes…

« J’ai un été entier pour devenir celle que je veux être, qui qu’elle soit. Faire ce que je veux faire, quoi que ce soit. Sans avoir besoin de penser à personne, parce que personne ne pense à moi. »

Dans ce roman, l’auteur nous livre les pensées d’une adolescente sensible, dont la vie prend un tournant qui la déstabilise. Il n’y a aucun filtre et Claude nous confie absolument tout lors de cet été qui la verra grandir. Claude pense notamment à sa première fois, se demande si il y a vraiment un moment pour ça, si ça va changer quelque chose, la changer elle. Elle nous confie aussi combien elle se sent mal, combien elle se sent perdue, parce que tout est en désordre dans sa vie. Ça fait beaucoup de changements et d’incertitudes d’un coup.

« À ton avis, quand les gens cessent de s’aimer, où va tout cet amour ? Tu crois qu’il y a une sorte de décharge où échouent les amours perdues et abandonnées ? »

Jennifer Niven fait partie de ces auteurs qui savent parler de l’adolescence, qui savent parler des interrogations et des peurs qu’on peut avoir pendant cette période,  et qui apportent un début de réponse. L’été de tous les possibles est un roman qui parle de sexualité, d’amour, mais aussi des difficultés à écrire sa propre histoire et donc de construction de soi. L’auteure nous livre une héroïne imparfaite, toutes sortes d’émotions, l’histoire d’un amour d’été. Et c’est beau.

« – De quoi as-tu le plus peur ?

J’ai envie de répondre : « De ne plus jamais te revoir. » Mais à la place, je dis :

– De ne pas écrire ma propre histoire. De ne pas savoir qui je dois être. Et toi, de quoi as-tu le plus peur ?

– Toujours de toi. »

 

 

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