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La rédaction
Posté il y a 4 semaines
Le roman parfait pour accueillir l’été

Délicieusement décalé et débordant d’humour, L’amour, c’est pour les loosers, c’est LE roman parfait pour accueillir l’été. Entre son héroïne sans langue de bois et son ambiance à mi-chemin entre Sex Education et Le Journal de Bridget Jones, Wibke Brueggemann tape dans le mille et nous fait sourire au fil des pages, tout en abordant, avec finesse et sans tabou, les thèmes de l’amitié, des premières amours et de l’adolescence !

« Quelle expression idiote, d’ailleurs, « tomber amoureux ».

Comme si on tombait d’un pont ou un truc du genre.

Hé, les gars ! Faudrait peut-être regarder où vous mettez les pieds ! »

Du haut de ses quinze ans, Phœbe est une adolescente qui n’a pas peur de dire tout haut ce que les autres se contentent de penser tout bas. Parmi les choses qu’elle aime, on retrouve, en haut de la liste : la solitude, les chiffres et passer du temps avec sa meilleure amie, Polly. Sauf que… depuis que cette dernière est tombée amoureuse, rien ne va plus. Phœbe en est persuadée : l’amour rend fou. Sinon, comment expliquer le fait que Polly l’ait lâchée du jour au lendemain, pour passer toutes ses journées pendue au cou de son petit ami ? Elle pensait pourtant que leur amitié passerait en premier…

« Pourquoi avoir un enfant si on n’a pas l’intention de passer du temps avec lui ? »

Pour couronner le tout, sa mère vient de faire ses valises pour partir en mission avec Médecins Internationaux, à l’autre bout du monde, en pleine zone de guerre syrienne. Le seul réconfort en son absence : Phœbe va vivre avec sa marraine, Kate. La quarantaine, cool et directe, éternelle célibataire, à la tête d’une friperie solidaire et propriétaire de deux chattes de luxe qui ont la fâcheuse tendance à s’étaler de tout leur long sur les vêtements de l’adolescente. Avoir quinze ans, se faire ignorer par sa meilleure amie, savoir sa mère sous le feu des bombes et être couverte de poils de chats : l’année commence mal pour Phœbe, très mal.

« Être amoureux, c’est ridicule, et ça pousse les gens à faire des trucs ridicules. »

Plutôt reine du sarcasme que fleur bleue, Phœbe ne comprend rien à l’amour et, pour ne pas sombrer dans la même folie mielleuse que Polly, elle se fait la promesse de ne jamais « tomber » amoureuse. De toute façon, elle n’a pas de temps à perdre avec des histoires d’amour, de clitoris et de parties de jambes en l’air : elle doit réviser pour ses examens de fin d’année, trouver ce qu’elle veut faire de sa vie, et essayer de décrocher un petit boulot pour occuper ses week-ends – chacun ses priorités !

« Je ne veux pas être une fille de seize ans, amoureuse et stupide ! »

Sur le papier, le plan semble parfait. Jusqu’à ce que sa route croise celle d’Emma. Elle est drôle, bienveillante, à l’écoute des autres, elle fait du bénévolat et ses yeux sont tellement bleus qu’on manquerait presque de s’y noyer. Dans le sillage d’Emma, Phœbe va tisser des amitiés inattendues, rompre petit à petit avec la solitude, lever le voile sur ses origines et découvrir que, finalement, l’amour, c’est un peu plus compliqué que ce qu’on peut imaginer avant d’y avoir gouté !

« C’est dingue, dès qu’on essaie de ne pas penser à quelque chose… bah, ça ne marche pas. »

Avec L’amour c’est pour les loosers, Wibke Brueggemann parvient à nous projeter – littéralement – dans la tête d’une adolescente de quinze ans, qui pose, page après page, ses pensées, ses peines, ses espoirs et ses craintes, dans une sorte de journal intime dont on peine à décrocher. Aussi imparfaite qu’humaine, et toujours avec un humour grinçant, Phœbe nous dévoile ses doutes et ses failles, ce qui ne cesse de la rendre un peu plus attachante, à chaque instant.

Un roman décomplexé certifié sans tabou, qui transmet un message positif autour de l’adolescence et de la sexualité, et qui a toute sa place dans votre pile à lire estival !

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