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Chroniqueur
Posté il y a 6 ans
Le garçon au sommet de la montagne

Le plus grand nombre d’entre vous doit connaître John Boyne, l’auteur tant apprécié du roman Le garçon en pyjama rayé, qui a connu un énorme succès partout dans le monde, et qui a même eut le privilège d’être adapté au cinéma. Dans la lignée de ce livre-ci, ainsi que de son dernier ouvrage, Mon père est parti à la guerre, Le garçon au sommet de la montagne raconte l’histoire d’un jeune garçon, Pierrot Fischer, vivant à Paris, dont l’enfance va être bousculée par la guerre. Son père est d’abord envoyé combattre, puis revient complètement changé de cette boucherie humaine. Ne sachant pas se réadapter à la vie civile, il se suicidera sous les rails d’un train. Sa mère mourra également quelques temps après, d’une maladie. Pierrot va se retrouver seul, ballotté dans un orphelinat, jusqu’à ce que sa tante, Beatrix, gouvernante dans une grande maison, le rapatrie à son côté. Hélas, Pierrot, bien vite renommé Pieter, en raison des connotations trop françaises de son prénom, va atterrir dans une maison secondaire du grand chef Allemand, Hitler.

C’est un récit vraiment bouleversant, du grand John Boyne, avec de la douceur et de la naïveté lancées dans un monde brutal et monstrueux. Le petite Pierrot (ou Pieter) se retrouve, malgré son jeune âge, face aux désastres de la guerre. Il a perdu son père, sa mère, son meilleur ami, Anshel, un petit garçon juif, qui était aussi son voisin. Il n’a plus aucun repère.

Pas étonnant que lorsqu’il emménage donc à Berghof, dans la résidence secondaire du Führer, et qu’il fait personnellement sa connaissance, il prenne ce fameux Hitler comme un modèle à suivre. Il faut dire que Pierrot, de part son jeune âge, ne connait rien de la vie, de la guerre ou de la conduite à tenir face à ce genre de personnage. Alors comment en vouloir à ce petit bonhomme, déjà rongé par la vie, de s’attacher à un tel homme ?

L’influence d’Hitler sur les êtres innocents se voit clairement à travers Pierrot. Pierrot est enrôlé, inconsciemment, sans savoir les conséquences que cela va avoir, dans ce que l’on appelle les Jeunesses hitlériennes. En mettant les jeunes en avant, Hitler s’assure d’avoir sous la main une future génération d’armée nazis. Un endoctrinement parfaitement illustré dans ce livre.

Liant histoire et fiction, John Boyne accompli, une nouvelle fois, un tour de force. Je ne m’émerveillerais jamais des histoires qu’il couche sur papier. Tout cela paraît si réel… et en même temps, on a du mal à croire à tant d’horreurs. Les émotions transmis à travers les personnages sont si fortes et poignantes, qu’on ne peut pas ressortir indemne de ce genre de lecture.

Je peux clairement dire que ce roman fût un coup de coeur. La cruauté et l’innocence s’entremêlent pour donner une histoire tragique et bouleversante.

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