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Chroniqueur
Posté il y a 2 mois
Le faiseur de rêves : un roman envoûtant

Le faiseur de rêves est une escapade onirique dans un monde aussi fabuleux qu’horrifiant qui ravira les amateurs de belles figures de style, ce qui en fait cependant un livre à lire avec pas mal de concentration pour ne pas passer à côté de l’essentiel.

C’est le rêve qui choisit le rêveur, et non l’inverse…

Mystique et mythologique

Le faiseur de rêves nous plonge dans un univers fabuleux avec de beaux contes, quoique parfois glauques ou horribles. En mêlant adroitement culture populaire, mythologie et sa propre imagination, Laini Taylor nous propose son propre mythe avec ses dieux, leurs pouvoirs parfois invraisemblables et leur histoire aussi fascinante que terrifiante.

L’une des déesses porte ainsi le nom de Léthée et manipule les souvenirs (clin d’œil au fleuve de Léthé dans la mythologie grecque qui efface la mémoire de ceux qui boivent son eau). Des religions modernes, on retrouve les anges (séraphins) et les démons. Un mélange étrange et fabuleux qui donne un conte original.

Des personnages intrigants

Durant tout le livre, l’histoire se passe du point de vue de Lazlo et de celui de Sarai. Loin de nous freiner dans notre lecture où de susciter l’impatience et l’envie de sauter l’un des deux points de vue, on profite de l’esprit si différent des deux personnages principaux de de leur savoir, nous permettant de découvrir par chacun une partie des éléments de l’histoire qu’il suffit ensuite d’emboîter comme un puzzle.

Le seul léger bémol du faiseur de rêves est sa prévisibilité. Parce que Laini Taylor nous donne les clés pour deviner j’ai vite eu une idée de ce que serait la fin, ainsi que de la véritable identité de Lazlo et si tout ne nous est pas révélé dans ce tome, je pense connaître certaines réponses qui seront apportées par le second.

Heureusement si certaines surprises n’en sont pas réellement, ça ne retire rien à la beauté et la complexité de l’écriture de Laini Taylor qui nous décrit à renfort de belles métaphores les évènements qu’on attendait.

En plus des personnages principaux, d’autres méritent d’être évoqués comme Néro et son égocentrisme, son obsession à entrer dans les mémoires ou encore la mystérieuse et glaçante Minya, autant de personnages qui contribuent à rendre ce récit addicitf.

Des paysages fabuleux

La bibliothèque de Zosma, la Citadelle et surtout Désolation telle qu’elle est vue par Lazlo : voilà autant de paysages qu’on ne se lasse pas d’explorer dans ce roman. Les descriptions riches et précises nous permettent d’imagnier préciséement les décors de contes de fées crées par l’auteure

L’adoration et l’horreur

Comme le rappelle l’un des personnages du faiseur de rêves, un bon conte contient à la fois des fées et des monstres. Laini Taylor mélange avec brio le fabuleux et l’horreur jusqu’à obtenir un roman beau mais triste.

L’histoire d’Azareen et Eril-Fane m’a vraiment touchée et j’ai hâte de connaitre son dénouement. A la fois triste, horrible et belle, elle est à l’image du récit entier. Si beaucoup de questions reste en suspens à la fin de ce premier tome, il nous en aura aussi appris beaucoup sur les Mésarthim et ceux-ci sont définitivement sans pitié ni remords.

Le quotidien des rejetons des dieux ainsi que leurs sentiments envers leurs parents, du côté humain comme du côté Mésarthim, est un des véritables enjeux du roman que je trouve particulièrement bien traité. Une belle leçon d’acceptation et de compassion à découvrir.

En conclusion

Il y aurait encore beaucoup de choses à dire sur le Faiseur de rêves mais le mieux est de le découvrir en le lisant, ce serait dommage de vous gâcher l’histoire. En tout cas si vous cherchez un beau récit bien écrit qui vous fera rêver, il s’agit du roman idéal ! Je vous recommande sans hésiter ce coup de cœur.

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