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Chroniqueur
Posté il y a 3 mois
Le Faiseur de Rêves, de Laini Taylor

C’est une lecture que je vous recommande chaudement pour l’été ; sauf que cette saison touchant à sa fin, je vous invite à profiter d’un été indien littéraire. Salut les lecteurs, aujourd’hui, nous parlons bien évidemment du roman de Laini Taylor, Le Faiseur de Rêves.

Lazlo pourrait ne se nourrir que d’une chose : les histoires relatives à Désolation, la ville qui fait vivre ses fantasmes depuis sa plus tendre enfance. Mais qu’est-ce qu’un orphelin et assistant bibliothécaire au maigre salaire pourrait apporter dans la résolution des mystères d’une ville oubliée ?

C’est une lecture que je recommande et recommande encore. Le style littéraire est très agréable, très visuel. C’est comme marcher dans un rêve, je ne pourrais pas le dire mieux. Se promener dans cette ville triste, aux côtés de ces divinités haïes et de ces humains écrasés sous le poids d’une ombre. C’est aussi une lecture très riche, notamment au niveau des multiples références que l’on peut croiser.

Parlons d’abord de cette couleur bleue, qui est absolument fascinante et d’une ambiguïté troublante ! Déjà, ça renvoie à l’onirisme omniprésent dans le récit, puisque le bleu est, vous l’aurez compris, la couleur du rêve. Mais le bleu, associé à cette tyrannie divine, me fait aussi penser à la Révolution Française : ne disait-on pas que du sang bleu coulait dans les veines des aristocrates ? Le Faiseur de Rêves ne se base-t-il pas sur la révolution du peuple contre des êtres bleus ? Et je trouve ça marrant que ce soit le bleu, parce que j’ai lu que c’est une couleur qui se marie bien avec le marron, ce qui nous rappelle le bronzage de Lazlo. Voilà, c’était un fun fact.

En fait, Le Faiseur de Rêves est un ouvrage qui cache de nombreuses références. Je viens de citer la Révolution Française, mais je peux aussi vous parler des dieux. Les noms employés par L. Taylor sont généralement (mais pas toujours) déjà associés au divin. Ainsi, Sarai est le nom d’origine de Sarah, épouse d’Abraham dans la tradition judéo-chrétienne. Skathis fait penser à Skathi, la géante nordique, tandis que Minya rappelle le Minyas grec. Le conte de Sathaz renvoie à celui de Narcisse, et cela nous montre que, loin de se contenter de reprendre les mythes connus, l’autrice en reprend les bases et les façonne au gré de ses envies. Faire du neuf avec de l’ancien, c’est tout ce que j’aime !

Vous l’aurez compris : c’est un roman qui vous fera rêver. Alors, qu’est-ce que vous attendez pour vous lancer ?

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