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Chroniqueur
Posté il y a 1 an
Le chagrin du Roi Mort, ou le destin de deux frères séparés

Jean-Claude Mourlevat est un auteur qui a marqué mes lectures à l’adolescence. Il réussit admirablement bien à manipuler des sujets très différents tels que la politique, la guerre, la famille, l’amour. Et encore dans ce livre, il a réussit à me faire voyager.

Le chagrin du roi mort raconte l’histoire d’Aleks, 18 ans, qui se retrouve soldat dans l’armée qui a envahi l’île où ils sont nés lui et son frère, Petite Terre. Tandis qu’il tombe amoureux de Lia, son frère Brisco, qui a été kidnappé à ses 10 ans, se retrouve à devoir apprendre comment imposer son pouvoir, au côté du chef qui l’a élevé.

Les deux frères ont deux destins très différents, et au fur et à mesure nous ne pouvons qu’imaginer leurs futures retrouvailles avoir le goût de la trahison, de la culpabilité. On passe d’un chapitre à un autre en alternant leurs points de vue, et en découvrant tous les personnages qui gravitent autour d’eux.

Selon moi, l’histoire d’amour entre Lia et Aleks manque de sens au début, elle s’impose relativement tôt dans l’histoire. Au fil du temps, après m’être attachée à Aleks et à Lia individuellement, le couple me paraissait davantage charmant, mais il reste au second plan. Ce qui m’a captivé le plus, ce sont les points de vue de Brisco. Son histoire est terrible, j’aurai aimé une fin avec un peu plus de détails. Son personnage est nettement le plus charismatique du roman.

Ce que j’apprécie dans les romans de cet auteur, c’est qu’il va droit au but. Cela permet d’évoquer des sentiments universels, des évènements bouleversants, tout en gardant son lecteur happé par la trame du roman.

J’ai passé un très bon moment de lecture, entre la joie et la tension. Ce roman peut parler à tout le monde, que ce soit avec la relation entre les deux frères, la découverte du royaume, l’aventure et la romance, tout y est plaisant et bien écrit. Il y a aussi une approche politique avec le choix qu’a pris l’auteur d’aborder la guerre du côté des soldats et des généraux. Le roman m’a semblé très bien documenté sur ce point.

Si le titre de ce roman évoque la mort, c’est sûrement l’envie de vivre et l’amour partagés par les personnages qui ressortent en majorité. L’écriture est vraiment magnifique, voire féérique. J’ai vraiment eu l’impression d’entrer dans un conte de fées, je me suis tout de suite sentie imprégnée par l’imagination de J.-C. Mourlevat, devenu un auteur incontournable pour moi.

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