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Chroniqueur
Posté il y a 5 ans
L’aube sera grandiose d’Anne-Laure Bondoux

Lorsque j’ai lu mon premier roman d’Anne-Laure Bondoux, je devais avoir 13 ou 14 ans, et c’était La Princetta et le Capitaine. Dès lors, j’ai su qu’à chaque fois que je lirai un roman de cette auteure, je vivrais une aventure extraordinaire tant sa plume a un petit quelque chose qui vous emporte avec elle et vous fait vivre un voyage incroyable. De fait, Tant que nous sommes vivants avait été un coup de cœur magistral lors de sa parution, et L’aube sera grandiose a été une lecture des plus captivantes.

L’histoire que nous raconte cette fois Anne-Laure Bondoux est celle de Nine, 16 ans et de sa mère qui semble lui avoir menti toute sa vie. Dans ce roman, qui flirte avec le huis-clos, l’auteure nous entraîne avec elle entre passé et présent, le temps d’une nuit où la mère révèle la vérité à la fille sur sa vie, sur sa famille et sur ses origines… Un roman passionnant sur la vie, avec ses hauts et ses bas, mais aussi ses secrets de famille.

Avec L’Aube sera grandiose, nous faisons la connaissance de personnages aux caractères très différents, mais aussi très marqué. Si Rose-Aimée, dont on suit principalement l’histoire, semble être une tête brûlée, on ressent tout au long de l’histoire combien elle aime ses enfants et combien elle ferait tout pour qu’ils soient heureux, et pour les protéger, quitte à couper les ponts avec eux. De fait, si on a du mal avec sa personnalité au début du roman, on fini par comprendre ses motivations et à s’attacher à elle au fur et à mesure que l’intrigue avance, et que les personnages se dévoilent. On découvre alors pourquoi cette famille ne s’est pas réunie depuis des années, pourquoi cette cabane au milieu de nulle part, pourquoi tous ces secrets… Et c’est ce qui le plus passionnant dans cette histoire, même si les choses s’enchaînent très rapidement.

La plume d’Anne-Laure Bondoux, toujours aussi fluide et intense, nous fait osciller entre passé et présent, et si le présent reste très en surface, l’auteure réussit tout de même à nous faire nous attacher à Titania et Nine. En effet, même si l’on sait peu de choses sur Nine, on ne peut que l’apprécier tant les révélations que lui fait sa mère sont brutales et ses réactions compréhensibles. Finalement, si l’on en sait plus sur Titania au fil du roman et qu’elle s’attache à elle, elle reste un personnage assez particulier dont on ne sait pas toujours quoi penser, sinon qu’elle aime profondément sa fille.

Finalement, L’aube sera grandiose se finit brutalement, mais clos à merveille ce roman qui, justement, est grandiose. Anne-Laure Bondoux a su nous entraîner dans un huis-clos mêlant passé et présent absolument passionnant qui n’est jamais ennuyeux. Rien n’est simple ici, et c’est tout ce qui fait la force de ce roman. S’il n’est pas un coup de cœur, c’est uniquement parce qu’il n’a pas pu détrôner Tant que nous sommes vivants.

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