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La rédaction
Posté il y a 3 ans
La nouvelle légende de Lancelot du Lac

A l’occasion de la sortie de Laomer – La nouvelle histoire de Lancelot du Lac, le nouveau roman de Pierre-Marie Beaude, Amy, rédactrice OLPF, vous présente cette fresque médiévale qui nous rappelle les légendes du passé.

Oyé ! Oyé ! En cette année 2018 paraît le nouveau récit du sire Pierre- Marie Beaude, dont la plume fleurie s’est déjà vue récompensée de moults prix, et auquel on doit notamment la traduction et l’adaptation des œuvres de Chrétien de Troyes sur les légendes arthuriennes.

Aussi, l’univers n’a nul secret pour cet auteur hors pair, qui nous conte avec brio les nouvelles aventures des chevaliers de la Table Ronde. Nous sommes alors au beau milieu du XIIIe siècle. Lancelot, le célèbre chevalier, s’est exilé, incapable de réconcilier sa loyauté pour son roi et son amour pour la belle reine Guenièvre. Celle-ci s’est alors recluse dans un couvent, pour y mourir. Le Roi Arthur, vieillissant et dévasté par la perte de son meilleur ami et de son épouse, s’est retranché à Camelot. Mais la gloire et le faste des exploits des chevaliers de la Table Ronde font encore rêver les jeunes, et les chevaliers sont acclamés dans tout le royaume.

« Est-il possible que nos actions se marque sur nos visages aussi sûrement que les coups d’épée ? »

C’est dans ce contexte que le vieillissant chevalier Calogrenant, alors qu’il chevauche en compagnie de la fée Morgane, trouve sur la grève une barque. À l’intérieur de celle-ci, deux corps : celui d’une femme d’une beauté exceptionnelle et celui d’un enfant d’environ trois ans. Mais l’enfant n’est pas mort, et très vite, l’intelligente Morgane comprend qu’il a été inhumé par erreur. Elle embarque alors le sire Calogrenant dans sa quête pour le ramener à ses parents, qui vivent probablement en Irlande. Mais aucun des deux protagonistes ne se doute que cela les amènera sur les traces du chevalier disparu, Lancelot du Lac, ni que ça les plongera au cœur d’un complot plus vaste encore…

« Observation et raison. La peur est une passion, Noreen, elle embrouille les esprits. »

Dans cette épopée haletante, l’histoire nous mène jusqu’aux confins des terres connues, par-delà la mer des Brumes jusqu’en Islande, à la recherche de Lancelot et de ceux qui l’on trahi, causant la mort de sa femme et l’enlèvement de celle qu’il considère comme sa fille.

On retrouve alors avec délice des figures emblématiques des légendes originelles, telles que le chevalier Calogrenant, la fée Morgane ou, bien évidemment, Lancelot du Lac lui-même. Les nouveaux personnages ne sont pas en reste, puisqu’ils s’avèrent aussi riches et foisonnant qu’ont pu l’être les anciens ! Le jeune et brave Ael nous attendrit de son innocente, de sa noblesse et de son amour pour la douce jongleuse Pernelle. Noreen, la belle-fille de Lancelot kidnappée par les Nordiques, saura vous émouvoir de son courage, de sa débrouillardise et de son refus de céder au désespoir. Autour d’eux gravitent de multiples personnages au charisme certain, qui se font également le reflet de leur époque : Jean Avranche le médecin érudit, Robin le jeune scribe à la vive intelligence ou encore Malony, qui se fait la figure maternelle de Noreen lors de son séjour en terre hostile, chez les Nordiques.

« Mais peut-être s’agissait-il d’un continent inconnu, établi là où les cartes des géographes chrétiens situaient des abîmes remplis de monstres fabuleux. Le monde était plus grand que ne le croyaient ces savants. »

On y découvre un Moyen-Âge parfaitement documenté, fort de l’expertise de l’auteur. Naviguant habilement entre anciens mythes celtes, magie féérique et superstitions religieuses, le récit nous dépeint une époque déchirée entre ses attaches païennes et la force du catholicisme qui s’impose par le biais de l’Inquisition. On y découvre également le code de la chevalerie, le déroulement d’un tournois, de nombreux détails concernant les habits ou les repas d’antan.

« Je t’ai fait grâce une fois. Rappelle-toi que je ne l’accorde jamais deux fois. »

La langue elle-même se fait le reflet de ce médiéval foisonnant. Le style de Pierre-marie Beaude nous rappelle les légendes du passé, comme un conte médiéval, avec une langue fleurie et délicieusement surannée.

Une fresque médiévale absolument fantastique, qui ravive en nous la flamme des légendes arthuriennes et s’en fait la très digne successeur.

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