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Chroniqueur
Posté il y a 5 mois
La Lumière dans les Combles – Un roman sur la peur

Comme beaucoup, je pense, j’aime découvrir la grande Histoire en passant par la petite porte ; avec des petites histoires. Forcément, j’ai eu envie de me plonger dans La Lumière dans les Combles.

Je dois bien avouer que je ne savais pas trop à quoi m’attendre avec ce roman, j’en avais assez peu entendu parler, mais j’avais envie de le découvrir parce qu’il proposait une thématique que j’ai assez pu vu aborder dans la littérature : le point de vue de civils qui ont cachés des Juifs pendant la Seconde Guerre Mondiale.

Je pense qu’il convient avant toute chose de souligner un point : il s’agit d’une biographie à peine romancée. L’autrice est ainsi partie de l’histoire vraie de Stefania Podgorska, une polonaise qui avait 18 ans durant la Seconde Guerre Mondiale et qui a dissimulé chez elle des Juifs, au péril de sa vie.

Sans surprise vu la thématique abordée, on ne passe pas un moment « agréable » en compagnie de ce roman, pour la bonne et simple raison qu’il est très réaliste (forcément). J’avais déjà lu d’autres romans sur cette période et je crois bien que c’est la première fois que j’en lis un du point de vue d’une personne qui cache volontairement des Juifs. Ce que j’ai trouvé particulièrement bien fait dans le roman – et qui l’a justement rendu dur – c’est que l’autrice a très bien retranscris les risques pris par la jeune Stefania. L’intrigue se déroule après l’invasion, puis l’annexion de la Pologne par l’Allemagne nazie et le roman met parfaitement bien en avant le type de droits qu’avaient les Polonais à l’époque : pas beaucoup, si ce n’est aucun. La population polonaise était au service de l’armée allemande : la nourriture était réquisitionnée, les industries, les logements… Les Polonais qui refusaient de céder étaient exécutés.

Le roman est donc particulièrement dur à lire pas seulement parce qu’il met en scène cette période de l’Histoire – si vous avez lu le roman Le Pianiste ou vu son adaptation vous pouvez vous faire une idée assez précise de la situation – mais aussi et surtout parce que l’autrice met l’accent sur la peur de Stefania. C’est bien simple, pendant toute ma lecture, j’avais la boule au ventre parce que l’autrice met en lumière le fait que Stefania est parfaitement consciente de ce qu’elle risque. Stefania a peur en permanence – et fatalement, le lecteur aussi. La jeune femme est donc terrifiée tout le temps et chaque soir alors qu’elle rentre du travail elle craint de retrouver son logement saccagé, ses protégés et sa petite sœur de sept ans exécutés.

C’est un livre important qui ne cache pas la réalité de l’Histoire sous de bons sentiments sous prétexte qu’il est destiné à la jeunesse.

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