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Chroniqueur
Posté il y a 4 mois
La fuite sans fin de Joseph Meyer

Ce livre commence par de la colère ; une colère sourde, profonde d’un père envers son fils et qui dit colère dit violence tout aussi crue. Joseph démarre mal dans la vie avec cette violence dont il est la cible et sa vie sera une succession d’épreuves sans fin de cela le lecteur en a la sensation dès le début du roman.

 

Joseph fait partie de ces gens que l’on dit « persévérant » c’est-à-dire qui ne supporte pas l’injustice et qui assume ses erreurs. Il a un besoin viscéral de justice, de vérité, d’honnêteté mais le sort s’acharne sur lui et il doit reconnaître un méfait qu’il n’a pas commis et se promet de rétablir la vérité afin d’obtenir justice, toujours. Hélas, même s’il est relaxé, sa famille ne veut pas de lui et il doit donc aller dans un camps de travail pour enfants jusqu’à ses 21 ans (âge de la majorité à l’époque) où il verra des atrocités se perpétuer. Ce bagne pour enfants, car il s’agit bien de cela, est un personnage à lui seul. Il apporte une tension nerveuse, LA tension nerveuse qui règne à l’intérieur du bagne archaïque et qui est à couper au couteau. Le lecteur ne peut pas rester insensible à cette tension. Les enfants doivent supporter la faim, la fatigue, les mauvais traitements tout en restant sur leurs gardes les privant de repos.

 

Joseph est un héros qui endure l’injustice, l’indignité et la déshumanisation.

 

C’est un grand roman que celui-ci. IL contient l’enfer, al rage, le malheur. IL fait MAL mais il est nécessaire – à l’instar des Misérables de Victor Hugo.

La fuite sans fin de Joseph Meyer est impression par sa justesse et par la qualité incroyable de l’écriture de Claude Gutman.

 

Grosse claque en perspective !!!

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