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La rédaction
Posté il y a 5 années
Lucy Christopher répond aux questions de Melvin Burgess
Propos traduits par Julie Lopez pour la revue PAGE des libraires.

Meurtre mystérieux et jeux dangereux au cœur de la forêt. Le nouveau thriller psychologique de Lucy Christopher a envoûté le grand Melvin Burgess. Rencontre entre une nouvelle reine du suspense « jeunes adultes » et son mentor.

Melvin Burgess – Je suis aujourd’hui à Lumb Bank, Arvon, avec Lucy Christopher, révélée au grand public par son premier roman Lettre à mon ravisseur. Nous allons évoquer son nouveau livre, Attraction Mortelle. Lucy, parlez-nous de ce nouveau roman.

LUCY CHRISTOPHERAttraction Mortelle est un roman très sombre, dans lequel les personnages découvrent leurs pulsions obscures et prennent conscience de ce dont ils peuvent être capables. Tout commence avec la mort d’une adolescente, Ashley Parker, retrouvée une nuit dans les bois. L’histoire est racontée de deux points de vue : celui de Damon, le petit ami d’Ashley Parker, et d’Emily, la fille de l’homme arrêté pour le meurtre d’Ashley. Au fil du livre, Emily et Damon s’unissent pour découvrir la vérité.

 

B. – Qu’est-ce qui vous a poussée à écrire un roman aussi sombre pour le jeune public ?

C. – Croyez-le ou non, je n’avais pas prévu d’écrire un roman sombre. Je suis allée en Afrique centrale, dans la forêt tropicale, et j’avais dans l’idée d’écrire un thriller autour d’une émission de télé-réalité, un livre dans le genre de Hunger Games. Puis j’ai lu Hunger Games et je me suis dit : « Oh non, je ne peux pas écrire ça ! » Tout le monde va croire que j’ai plagié Suzanne Collins. Je suis donc rentrée et j’ai pensé aux bois près de chez moi et à ce que je pourrais écrire. J’ai retenu de ce voyage en Afrique le pouvoir de la forêt, cette force sombre que l’on ressent au cœur de la forêt. Je crois que mes propres peurs se sont immiscées dans mon récit, et j’ai commencé ce long processus d’écriture.

 

B. – Votre premier roman Lettre à mon ravisseur se déroule en Australie et le désert de l’Outback y est très présent. Dans Attraction Mortelle aussi, la forêt obscure est une présence forte, un véritable personnage. Le cadre occupe-t-il une place importante dans votre processus d’écriture ?

C. – Pour moi, il s’agit du point de départ essentiel dans l’écriture de n’importe quel texte. Dans chacun de mes trois romans, j’ai commencé par le cadre.

Pour Lettre à mon ravisseur, j’avais toujours voulu écrire sur le désert australien. Je cherchais simplement une bonne histoire. Attraction Mortelle est réellement né du cadre. J’étais tellement bloquée à force de vouloir commencer par l’intrigue que je me suis mise à marcher sans relâche dans les bois derrière chez moi. Et je me demandais « Que pourrait-il se passer dans ces bois ? Qu’est-ce qu’on pourrait y faire d’amusant, ou d’effrayant ? » Alors, j’ai simplement commencé à écrire sur la forêt, puis à y insérer des personnages, et à partir de là, l’intrigue m’est venue assez aisément. Le cadre est donc sans le moindre doute primordial pour moi ; l’intrigue, puis les personnages, et enfin le thème en découlent.

 

B. – Avez-vous déjà commencé à réfléchir au cadre de votre prochain livre ?

C. – Mon prochain livre se passera dans un cadre assez éloigné de la forêt. Quelques idées me trottent dans la tête. L’image qui me revient le plus souvent est celle d’une eau déchaînée et écumeuse autour d’une île perdue au milieu de l’océan.

 

B. – La fiction pour jeunes adultes est en plein essor. De plus en plus d’auteurs s’y consacrent. Les ventes explosent. Y a-t-il des auteurs qui vous ont particulièrement marquée, au cours de votre carrière, et voyez-vous de nouveaux auteurs émerger ?

C. – Ce serait malhonnête de ma part de ne pas vous citer, Melvin. En particulier quand je développais mon travail d’écriture, à l’université. À cette époque, j’ai lu tous vos livres et je me souviens que Junk m’a complètement éblouie. Je me suis dit : « Voilà ce que je veux faire. » Vous, ainsi que John Marsden, avez été les deux auteurs déterminants qui ont influencé ma volonté d’écrire des textes réalistes, sincères, emmenés par les personnages. Pour ce qui est des nouveaux auteurs, je crois qu’il y a beaucoup d’écrivains très intéressants en ce moment. Notamment C. J. Skuse, qui est une amie. Elle écrit des œuvres passionnantes et pleines d’humour pour les ados et j’aimerais vraiment qu’elle soit plus reconnue.

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