Vous souhaitez devenir chroniqueur et être publié sur notre site ?

Pour déposer votre candidature, il faut au préalable devenir membre de la communauté On lit plus fort !

Me connecter

Mot de passe oublié

La rédaction
Posté il y a 4 ans
Entre réel et fantasy, Patrick Ness nous renverse

Patrick Ness nous a déjà soufflés par la puissance de son imaginaire dans Le Chaos en Marche et par la force évocatrice de sa plume dans Quelques minutes après minuit. Dans Nous autres simples mortels, il mêle réel et fantastique de façon tout à fait originale.

Dans la petite ville américaine doù vient Mikey, il se passe des choses étranges. Des lumières blueues aveuglantes jaillissent de la forêt, des ados disparaissent. Peut-être est-ce une invasion d’extra-terrestres, ou encore une histoire de vampires, il ne sait pas exactement. Car Mikey n’est pas l’Élu, et cette histoire de dingues, elle se déroulera sans lui — et tant mieux ; il espère juste que les héros ne vont pas encore faire exploser le lycée. Mikey a ses propres problèmes. La remise des diplômes approche et des tonnes de trucs le stressent bien plus que les lumières bleues. Sa mère surcompétitive vient de se lancer dans une campagne politique d’envergure, mettant une pression folle à toute la famille : sa sœur refuse à nouveau de manger et Mikey retombe dans ses tocs. Et puis, surtout, il ne lui reste plus que cinq semaines pour avouer à Henna qu’il est désespérément amoureux d’elle.

L’histoire de Mikey se déroule donc en parallèle d’une autre histoire, insensée : celle d’une invasion de zombies, avec leur cortège de possessions et de lumières bleues. La façon dont ce parallèle est mis en œuvre est à mourir de rire. Chaque chapitre s’ouvre sur un titre à rallonge un peu à l’ancienne où l’auteur esquisse l’intrigue « êtres suprêmes » avant que la vraie narration, celle qui concerne Mikey, commence. Ces introductions sont remplies de tous les gimmicks de fantasy imaginables : on reconnaît les clichés du genre, les rebondissements des livres et films fantastiques avec lesquels on a grandi, et on se régale.

Mais l’histoire de Mikey est bien plus prenante et puissante que celle des zombies et ce, dès les premières lignes. Elle est vraie. Les personnages sont tourmentés, craquelés, fissurés. Ils nous touchent de façon intime, profonde.

Patrick Ness avait déjà recouru au surnaturel pour décupler la puissance émotionnelle de son récit dans Quelques minutes après minuit. Ce magnifique roman a été adapté en film, que vous pourrez attraper en salle dès le 4 Janvier 2017.

Quelques-minutes-après-minuit

0 commentaire

Pour poster un commentaire, rejoignez la communauté On lit plus Fort