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Chroniqueur
Posté il y a 2 mois
« Dévisagée », un roman coup de coeur à mettre en lumière !

« Dévisagée » est une lecture bouleversante, pleine de sentiments mais surtout terriblement bien écrite. À travers le point de vue d’une grande brûlée, Erin Stewart parle de thèmes aussi riches de complexes comme la résilience, le deuil et l’amitié. Ce livre est de ceux qui m’ont autant fait rire que pleurer, de ceux qui savent dire les choses avec les mots justes.

Dans cette histoire, nous faisons la rencontre d’Ava, une jeune femme qui semble avoir tout perdu dans les flammes qui ont dévoré sa maison un an plus tôt : ses parents, sa meilleur amie ainsi que son visage. Ava n’accepte pas sa nouvelle réalité et ne veut pas se rendre au lycée : la violence des regards est une trop grande source de douleur, lui rappelant jours après jours ce que les flammes lui ont volé… Pourtant, Ava retourne au lycée suite à un accord avec le comité qui s’occupe de sa santé. Ne pensant pas tenir plus d’une journée, l’adolescente va cependant faire la rencontre de Piper, qui comme elle, porte des cicatrices, ainsi que de Asad, technicien du groupée théâtre de l’école. Alors la jeune survivante va s’ouvrir, renaître et se reconstruire malgré la difficulté de son passé et de son nouveau quotidien.

Ce livre est un coup de poing. Il traite avec sensibilité et bienveillance du regard que l’on porte aux autres, des maladresses qui se révèlent blessante, mais surtout, c’est la résilience et la complexité des traumatismes qui sont mises à jour. Malgré ce contexte très dur, ce roman est une petite douceur.Plongé en son sein, on ne voit pas du tout passer le temps. Les mots défilent, et avec eux nous apprenons à connaitre une héroïne solaire et sarcastique.

Cette lecture est émouvante, parfois légère ou encore terrible. En suivant Ava, c’est le quotidien bousculé d’une lycéenne ordinaire qui nous est exposé. Sa nouvelle réalité : celle de grande brûlée est très bien retranscrite à travers des scènes médicales, des explications accessibles et ses rencontres à un groupe de soutient.Bien loin du pathétique, ce livre m’a touché personnellement : il s’en dégage des moralités universelles.

Avec des romans comme celui-ci, j’ai toujours peur que les auteurs ne parviennent pas à saisir chacun des points qui font la réalité de leurs personnages. Ici, c’est tant les douleurs psychologiques, face à l’absence, la culpabilité et le regard des autres, que physiques, car Ava est une grande brûlée, qui sont abordées. À mes yeux, il est essentiel de le notifier car bon nombres de livres avec thèmes semblables ne s’arrêtent qu’à une seule des réalités, questionnant le plus souvent l’impact du regard des autres sur la différence. Erin Stewart, elle, parvient à creuser et témoigner d’un réel interêt pour les grands brûlés et leurs cicatrices, quelles qu’elles soient.

Avec des personnages attachants, ce livre est en véritable une ode à la vie et ce, accompagnée de ses difficultés. Il est évident que se relever après des blessures telles que celles qui ont boulversé la vie de Ava n’est pas aussi facile que ce que semble prôner le roman. Aussi, des facilités narrative se sont petit à petit dessinées. Mais il n’empêche qu’une belle réalité et un beau message d’espoir s’en dégage, et à mes yeux c’est tout ce qu’un roman contemporain doit délivrer pour que celui-ci soit inoubliable.

Tout ce que je tiens à dire c’est que cette lecture m’a marqué. Sa richesse et sa sensibilité offre un témoignage accessible sur une réalité trop peu représentée dans les romans Young Adult. C’est donc une lecture que je recommande et qui rejoint l’étagère de mes coups de coeur !

1 commentaire

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amelinebooks, 30 avril 2021 :

Superbe avis ! Je partage complètement ton avis sur ce beau roman.