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Chroniqueur
Posté il y a 11 mois
Cursed, La Rebelle

Nimue est une célestienne, ce peuple fae lié au monde des Invisibles, mais sa connexion toute particulière avec eux et les étranges cicatrices qu’elle arbore sur tout le corps la tiennent à l’écart de son village. On se méfie d’elle. Lasse d’être considérée comme une paria, la jeune femme est bien décidée à s’enfuir. Or lorsque l’armée « pieuse » des paladins rouges ravage l’endroit qui l’a vu naitre, massacrant tous les êtres qui ne se prosternent pas devant le dieu unique, Nimue sent renaitre son sentiment d’appartenance. Avant de rendre son dernier souffle, sa mère lui confie une épée… une épée qu’elle doit porter à Merlin, cet être de légende auquel plus personne ne croit. Commence alors une quête rouge de sang pour la jeune célestienne…

Je ne sais pas si c’est mon ADN de korrigan breton qui fait que je raffole des réécritures de la légende arthurienne, mais le fait est que j’en raffole. Ici, Thomas Wheeler et Frank Miller nous proposent une genèse très brute et très sanglante du personnage de la Dame du Lac, sur un ton franchement audacieux pour un premier tome de saga ado.

Histoire de vous planter le décor, en cette ère légendaire, la royaume d’Uther Pendragon est menacé de toutes parts. Les vikings menacent de l’envahir par les mers et les massacres perpétrés par les fanatiques rouges du dieu unique commencent à échapper à tout contrôle. Dans ce climat de tension et de violence extrême, les nombreux clans fae persécutés sont contraints de se cacher. Le Roi Uther ne peut même plus compter sur son conseiller, Merlin, ce vulgaire ivrogne dont on dit même qu’il a perdu ses pouvoirs. BREF, AMBIANCE.

On comprend vite que la quête personnelle de la jeune Nimue va la dépasser pour mêler de sombres fils politiques et guerriers. De quoi est véritablement faite cette épée ? Et quel symbole pourrait-elle devenir ? entre quelles mains…
Je parlais du ton audacieux de ce roman, de la violence assumée à laquelle on adhèrera ou non mais personnellement, j’applaudis le choix qui a été fait pour Nimue. On voit rarement la colère, la force guerrière associées aux personnages féminins et ici, c’est le cas, sans équivoque, en réponse à un système d’une injustice et d’une violence sans égales. J’ai également beaucoup aimé les réécritures des personnages d’Arthur, petit mercenaire opportuniste au charme ravageur, de Bohort, la grosse brute infâme ou encore de Morgane, viscéralement liée à l’idée de pouvoir entre les mains de son héroïne. Ici pas de pieuse chevalerie, pas d’idéal autre que celui qui va lentement s’incarner en Nimue et en son peuple, mais la survie, surtout, dans un monde qui n’offre plus aucune perspective d’espoir.

L’adaptation série débarque très bientôt sur Netflix avec Katherine Langford dans le rôle titre et j’en attends beaucoup !

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