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La rédaction
Posté il y a 3 mois
Camille Monceaux vous présente « Les Chroniques de l’érable et du cerisier »

Chers lecteurs, chères lectrices,

Quelle joie de m’adresser à vous ! Je vous présente aujourd’hui un roman qui aurait dû paraître en avril dernier. Ma lettre était prête, le manuscrit bouclé… Puis le confinement a été décrété. Comme beaucoup, mon quotidien en a été chamboulé, la ligne de mes priorités redessinée. Quelle importance donner à un simple roman, dans ce contexte bouleversé ? À cette question que je me posais souvent, la réponse n’a pas tardé à venir d’elle-même : celle de continuer à ouvrir nos horizons. Plus que jamais, la culture, l’imaginaire, le rêve sont à préserver.

Le Masque de nô me fait voyager depuis près de trois ans. Trois ans que je vis au rythme du Japon médiéval, que je marche dans les pas de mes personnages, que je tisse leur histoire. Celle d’Ichirô, jeune samouraï vagabond, et de Hiinahime, mystérieuse inconnue au visage dissimulé derrière un masque de théâtre nô. Ce roman m’a suivie de Paris au sud-ouest de la France, où les pinèdes ont été source de longues promenades inspirantes. Je l’ai emporté avec moi dans mes nombreuses pérégrinations à l’étranger ; ce faisant, c’était toujours un morceau de ce pays que j’aime tant, où j’ai vécu un an, qui voyageait avec moi.

En 1603, un nouveau régime militaire domine le Japon, amorçant la fermeture de l’archipel qui durera jusqu’en 1868. C’est ce contexte que j’ai voulu dépeindre. Comment trouver la liberté quand la population est étroitement surveillée, les étrangers pourchassés, les arts réprimés ? Quel sens donner à la voie du sabre dans un pays enfin en paix, mais où gronde la révolte ? Et, pour un jeune orphelin élevé loin de tout, comment trouver sa place dans une société profondément inégalitaire, corsetée par les normes ?

De ces questionnements sont nés mes héros, et ce qui devait n’être qu’un diptyque s’est transformé, au fil de l’écriture, en saga de quatre volumes. Aujourd’hui, je vous invite à suivre le destin d’Ichirô. Partez avec lui sur la route du Tokaidô, à travers rizières et montagnes, jusqu’aux rues bruyantes et bigarrées d’Edo.

À vous tous, merci de me donner cette incroyable chance de concrétiser mon rêve d’écrivaine, en dépit de la situation que nous vivons.

Belle lecture !

 

Camille

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