Vous souhaitez devenir chroniqueur et être publié sur notre site ?

Pour déposer votre candidature, il faut au préalable devenir membre de la communauté On lit plus fort !

Me connecter

Mot de passe oublié

Chroniqueur
Posté il y a 3 ans
Blonde et la malédiction de la Reine des Neiges

Il y a quatre ans maintenant, je lisais mon tout premier Service de Presse Gallimard. C’est le genre de première fois dont on se souvient, surtout lorsque ce fut un immense coup de coeur. J’avais eu la chance de lire Animale, le premier tome : La malédiction de Boucle d’Or. C’était l’une des premières réécritures de contes que l’on voyait sur les étals de nos rayons jeunesse et étant passionnée de contes je n’avais pu que succomber face à la richesse de l’histoire et l’immersion incroyable que nous proposait Victor Dixen.

Été 2015, j’ai pu recevoir le second tome que nous avons tous attendu avec grande impatience : La prophétie de la Reine des Neiges. Autant vous dire que je n’avais qu’une envie ce mois d’août : le lire. Dès que j’ai eu l’occasion de prendre ce livre en mains, j’ai senti que je passerai un moment merveilleux. Je ne m’étais pas trompée. Dès les premières lignes j’ai pu retrouver l’écriture passionnante de Victor Dixen. Chaque mot, chaque phrase est un régal pour le lecteur et il me fut difficile d’en décrocher.
Il installe également une narration sincèrement astucieuse puisque c’est à travers les yeux d’un illustre écrivain que nous découvrons la suite de l’histoire de Blonde, les yeux de Hans Christian Andersen désormais connu comme l’un des plus grands conteurs. Or, au moment où nous faisons sa connaissance, nous sommes encore loin de l’écrivain accompli. Le voilà désespéré autant que désireux d’écrire dans sa petite chambre louée à Copenhague. Pourtant sa détresse ne va pas durer puisque Blonde va lui raconter son histoire et ses aventures à travers des lettres qui prendront la majeure partie du roman.
Blonde est désespérée. Alors que son amour avec Gaspard était au beau fixe sur l’île sans nom, voilà que leur quotidien est détruit par de nombreuses violences. Pire encore, Gaspard va disparaître, laissant Blonde seule à sa recherche. Cette narration comme je le disais est incroyablement astucieuse puisqu’elle permet à l’auteur de rappeler aux lecteurs des points clefs du premier tome sans que cela paraisse lourd. Au contraire, on se rappelle certains passages en même tant qu’Andersen les apprend et c’est incroyablement bien fait. Cela permet de continuer avec le second tome d’une manière plaisante, sans frustration.
De nouveaux personnages font également leur apparition. Je parle bien entendu de La Reine des Neiges pas aussi aimable que certains films d’animation ont pu nous le montrer. Cette Reine des Neiges là sème le froid et la terreur. C’est un véritable souffle glacé que l’on tient entre nos mains. Elle a ce trait qui rend le livre encore plus mystérieux, plein de tension qui continuera jusqu’à l’épique conclusion (absolument parfaite soit dit en passant) où le message dévoilé par l’auteur se révèle être inattendu et passionnant.
Le contexte post napoléonien permet à l’histoire de prendre une profondeur encore plus saisissante et dévoile le spectre social d’une société que l’on connaît que trop peu et qui pourtant a de nombreuses facettes à nous montrer. Ce choix du XIXe est terriblement judicieux et nous embarque dans une aventure sans repos, à couper le souffle. Ainsi, aux côtés de Blonde et d’Hans, le lecteur découvre la mystérieuse ville de Copenhague, la sombre Paris et la majestueuse Rome.

À travers ce second tome, Victor Dixen nous offre à la fois un voyage à travers les différents pays, mais également pendant une époque passionnante, et enfin, un voyage inoubliable à l’intérieur d’un conte nordique qui semble plus vrai que nature. C’est avec un pincement au cœur que j’ai refermé ce roman qui se termine comme je l’avais espéré.
Animale reste pour moi un saga incroyable qui fut une réelle révélation littéraire. Si jamais vous n’avez pas encore découvert Blonde, Gaspard, et tout leurs proches, je ne peux que vous inviter à le faire. Une chose est sûre pour ma part, je ne vais pas m’arrêter là concernant Victor Dixen et compte bien découvrir Le Cas Jack Spark qui, comme me l’a confié l’auteur, se révèle être inspiré de contes, pour mon plus grand plaisir !

0 commentaire

Pour poster un commentaire, rejoignez la communauté On lit plus Fort