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Chroniqueur
Posté il y a 7 mois
Bienvenue dans l’anthropocène – John Green

44 chroniques, à la fois drôles et incisives sur de petites choses de la vie, qui en disent pourtant beaucoup sur le genre humain.

John Green nous interpelle avec ce nouveau format. Nous le connaissions pour ces romans, émouvants et chaleureux. Et le voici qui se découvre au travers de chroniques plus personnelles. Comme une sorte de Confessions d’un enfant du siècle. De Mario Kart, à la neige mouillée en passant par le murmure, il est un véritable explorateur, presque un anthropologue de sa propre société.

Il se pose en chroniqueur du XXIème siècle, donnant des avis sur les choses de la vie comme un Internaute noterait un restaurant ou un monument historique. Avec une hilarante notation sur 5 étoiles. Cependant, au travers de ces chroniques ironiques, il offre une véritable analyse du genre humain et de ses contradictions.

Avec humour et franchise, l’auteur aborde des sujets d’actualité, comme la crise sanitaire qui nous touche et la manière dont elle a impacté sa vie et son rapport aux choses. Mais il évoque aussi des enjeux sociaux, politiques et écologiques. Ses réflexions sont incisives sans être culpabilisatrices. Il est une partie d’un tout et sait que, à l’instar des autres hommes, sa manière de vivre a des conséquences dans notre monde.

J’ai été personnellement très touchée de le découvrir aussi intimement dans ce livre. Il semblait que Tortues à l’infini était son roman le plus personnel, mais désormais je pense que Bienvenue dans l’anthropocène est un reflet bien plus réaliste de cet auteur. Un homme qu’on connaissait drôle, d’un humour sarcastique, franc et légèrement geek et qu’on découvre sensible et passionné.

J’ai également vraiment aimé retrouver son humour, autant dans le texte que dans toutes les notes de bas de page qu’il a glissées au lecteur. Certaines informatives, d’autres purement humoristiques. Il a aussi parsemé le livre de références à la pop culture : soit en en faisant le cœur même de ses chroniques, soit en citant des films, livres ou chansons l’ayant touché, qui ont eu un impact à un moment donné dans sa construction. A chaque fin de chapitre il me fallait filer sur Google pour chercher une musique qu’il avait citée ou un livre qu’il avait adoré, l’expérience de lecture allant bien plus loin que son simple roman. On a le sentiment d’accompagner John Green, de faire un bout de chemin dans l’Anthropocène avec lui.

Il nous y livre ses angoisses, ses doutes mais aussi ses émerveillements, ses bonheurs. Tout ce qui fait que la vie est en même temps terrible et sublime.

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