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La rédaction
Posté il y a 4 semaines
Aussi dépaysant que mémorable

Il y a des livres dont la lecture vous transporte, dès les premières pages, dans un pays ou à une époque méconnus. Les Chroniques de l’érable et du cerisier, premier tome de l’ambitieuse tétralogie signée Camille Monceaux, fait partie de ces pépites. Puissante invitation au voyage, aussi dépaysant que mémorable, ce roman riche en émotions nous a fait rêver autant qu’il nous a tenu en haleine : vous l’aurez compris, c’est une lecture à ne pas rater !

Abandonné au sommet d’une montagne, Ichirô a été recueilli dès son plus jeune âge par un Maître du sabre qui a choisi de mener une vie d’ermite aux côtés de sa fidèle servante, Oba. En cachette, l’enfant observe son Maître durant ses entraînements rigoureux. À 7 ans, il est à son tour formé à la voie du sabre. L’insouciance de l’enfance laisse place à une initiation intransigeante.

« – Comprends bien, Ichirô, que la guerre n’est jamais désirable. Jamais. Mais celui qui dirige aujourd’hui le pays est un homme qui a renié toutes ses allégeances. Il a imposé la paix, et à quel prix ? »

Durant son enfance, Ichirô vit reclus dans les montagnes. Du monde qui l’entoure, il ne connaît que ce qu’il a appris lors des leçons dispensées par le Maître : le Japon est dirigé par un shogun, un tyran. Au fil des années, le garçon réalise que de lourds secrets entourent le passé du Maître, entre guerre de clans, complots et intrigues politiques. Pourtant, il a beau l’interroger, ses questions restent sans réponse.

« – Si je réponds à tes questions, tout changera. »

Un soir, la vie de Ichirô bascule. L’enfant est contraint de fuir la montagne et d’affronter le monde afin de protéger sa vie. Livré à lui-même, Ichirô doit apprendre à survivre. Comment résister aux éléments déchaînés, comme les typhons et les chutes de neige qui rythment les saisons ? À qui faire confiance ? Comment éviter les samouraïs du shogun ? Les orphelins qui menacent de le passer à tabac ?

« Où que j’aille, je resterais un mushuku, un vagabond, sans attache ni bien. »

Le danger est partout, la violence quotidienne. Des ruelles malfamées et bruyantes de la ville d’Edo à la découverte des planches du théâtre kabuki, au fil des années Ichirô va découvrir l’amitié et faire la connaissance d’une mystérieuse jeune fille qui vit cloîtrée dans un palais et dont le visage est dissimulé par un masque.

« Quelque chose en elle m’appelait du plus profond de mes entrailles, une énigme indicible que je rêvais de percer. »

Les Chroniques de l’érable et du cerisier est un roman qui se savoure : un voyage littéraire intense dans lequel on embarque et dont on ne veut plus sortir. L’immersion dans la culture japonaise est à la fois totale, précise, juste et fascinante. Les pages défilent, Ichirô grandit, évolue, endure l’inimaginable, se relève. À travers sa plume, Camille Monceaux nous donne ainsi l’impression de devenir nous-mêmes compagnon de route de son héros. Tour à tour, elle nous émeut, nous intrigue, nous révolte, nous tient en haleine et nous bouleverse aussi. Et, à peine termine-t-on la lecture des dernières lignes que nous avons déjà envie de replonger. Entre le destin exceptionnel de Ichirô et les mystères qui entourent ses origines, le tome 2 s’annonce déjà riche de promesses. Alors n’hésitez plus, embarquez à votre tour dans cette sublime aventure !

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