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Chroniqueur
Posté il y a 7 mois
20 pieds sous terre

« Qui va oser dire : « Théo est mort » ? Cette phrase que jamais ils n’auraient pensé avoir à prononcer et qu’à partir d’aujourd’hui ils vont devoir dire, redire, rabâcher, expulser, vomir. Théo est mort. Sujet, verbe, complément – syntaxe de CP. Le chat mange la souris, vous aimez le sport, Théo est mort. Trois petits mots de rien du tout. Pour l’instant, trop. Beaucoup trop. Beaucoup trop tôt. »

Manon, une adolescente de quinze ans, voit son monde s’écrouler à l’instant où la police contacte ses parents pour annoncer le décès de leur fils. D’après leurs dires, il aurait été électrocuté au milieu de la nuit sur les rails d’un métro parisien alors qu’il taguait un mur. Ce n’était qu’un accident.

Mais la jeune fille n’y croit pas une seule seconde. Bien au contraire, elle est convaincue qu’il a été tué et que l’enquête liée à son décès a été bâclée. Dès lors, elle va prendre les devants et mener ses propres investigations, seule. Jusqu’à ce qu’un certain Jérémie, qui prétend être le petit ami de son frère, ne décide de s’en mêler.

Cette lecture a été une très bonne surprise. Le roman est court (environ 230 pages), pourtant, l’autrice a réussi à aborder divers sujets tels que le deuil, la tolérance, l’homosexualité, l’homophobie, l’acceptation des autres, la délinquance, le droit d’être qui l’on veut. Aussi, la famille, dans son entièreté, est au centre de tout.

20 pieds sous terre est un thriller jeunesse bien mené qui tient le lecteur en haleine. On doute de chaque personnage, il y a une bonne dose de suspense, pas de temps mort, un certain rythme, et surtout, on frissonne avec Manon (pour Manon !) qui prend des risques inconsidérés et se met facilement en danger.

En conclusion, une histoire touchante qui se dévore, fait réfléchir et est portée par une héroïne attachante. Je recommande aux amateurs du genre.

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