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Chroniqueur
Posté il y a 10 mois
Tortues à l’infini – John Green

J’étais très heureuse à l’annonce de la sortie du roman. John Green me plaît par ses romans hors du commun, par ses fins parfois dérangeantes et au tournant que le lecteur n’a pas vu arrivé et enfin par sa plume poétique et bourré de vérités. Certains n’ont pas aimé la fin de La face cachée de Margo, au contraire, moi je l’ai adoré. John Green sort des sentiers battus pour nous offrir des histoires extraordinaires.

Venons en maintenant aux Tortues à l’infini. Ce dernier récit de John Green est essentiellement centré sur la psychologie et plus précisément sur les troubles obsessionnelles ; les tocs, les pensées intrusives et vertigineuses mènent la vie dure à Aza Holmes, alias Holminette, notre héroïne. Être dans les pensées d’Aza nous entraîne dans une spirale tumultueuse et sans fin, qui n’est pas de tout repos. Nous ressentons toute la souffrance psychique d’Aza qui est décrite de manière percutante. La maladie est retranscrite avec intelligence et justesse. Les émotions sont présentes dans chaque mot et chaque phrase de l’auteur.

John Green a une narration efficace, parfaite pour aborder des sujets difficiles notamment les problèmes de l’adolescence. Aza est malade, mais elle ne se définit pas à sa maladie. C’est ce point qui m’a le plus touché dans l’histoire. C’est une héroïne torturée et pour autant elle est bien plus que cela. Aza est tout simplement unique. Comme toute adolescente de son âge, elle connaîtra l’amitié, cherchera l’amour et connaîtra les hauts et les bas d’une relation entre être humain. Aza veut s’épanouir, changer et aller au-delà de sa maladie, la combattre, apprendre à vivre avec, s’en guérir…

Le récit devient d’autant plus touchant que l’auteur a un lien personnel avec les troubles obsessionnels d’Aza. Je dirais que l’histoire est impactante pour tout ce que transmet l’auteur à son lecteur. Je n’ai pas su mettre des post-it à chaque citation, passage qui m’a marqué parce que toutes les phrases du roman sont importantes. A chaque coin de page, au travers de sa protagoniste, l’auteur nous crie certaines vérités et nous remue. Il nous délivre toute la complexité d’une maladie qui n’est pas facile à comprendre et qui n’est pas facile à vivre au quotidien, ni pour la personne qui en est atteinte, ni pour son entourage. D’ailleurs, l’entourage de Aza s’en retrouve touché et tout cela est très bien décrit dans le texte. Daisy, Davis, Mychal ou encore la mère de l’héroïne vivent la maladie ou je dirais plutôt la particularité d’Aza différemment. J’ai beaucoup aimé Daisy et Davis. Daisy pour son humour et Davis pour ses textes et sa relation avec Aza. C’est beau !

En conclusion, John Green, dans son récit, met en avant des idées importantes, voires universelles. Il nous fait réfléchir, nous remue et arrive à mettre son lecteur dans des situations de gênes, où en tant que lectrice je ne savais pas comment me positionner face à certaines pensées d’Aza mais aussi dans des situations où je me sentais inutile et démunie pour venir en aide à ce personnage attachant et unique. Il aborde avec ingéniosité, sincérité et subtilité l’adolescence et le trouble obsessionnel. Il ne tente pas d’épargner son lecteur. John Green nous révèle la dure vérité et cruauté de ses pensées intrusives. Il a encore su me marqué ! Ce roman fait partie de mes préférés de l’auteur avec La face cachée de Margo que je vous conseille également.

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