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Chroniqueur
Posté il y a 11 mois
Tortues à l’infini de John Green

John Green a su me convaincre avec Qui es-tu Alaska ?, me décevoir avec La face cachée de Margo et Le théorème des Katherine et totalement m’embarquer avec Nos étoiles contraires. Je ne pouvais donc qu’être intriguée par Tortues à l’infini et je remercie Gallimard Jeunesse pour l’envoi de celui-ci.

« Je n’ai rien contre les gens inquiets. S’inquiéter est la bonne façon de voir le monde. La vie est inquiétante. »

 

Aza, l’héroïne de Tortues à l’infini, est une jeune fille dominée par ses troubles obsessionnels compulsifs. Son personnage est d’autant plus convaincant et touchant que l’auteur en est lui-même atteint. C’est entre ses angoisses et son envie d’être une adolescente comme les autres qu’elle mène sa vie de lycéenne. Heureusement pour elle, elle peut compter sur sa meilleure amie Daisy, grande fan de Star Wars, jusqu’à en écrire une fanfiction, qui la soutient chaque jour sans faille. Quant à Davis, le fils de Russel Pickett, le milliardaire en fuite, il se révèle partagé entre son envie, lui aussi, de vivre une adolescence normale malgré la rage qu’il entretient pour son père, et l’envie de protéger son petit frère, victime de l’absence de parents. Il est finalement encore plus perdu qu’Aza dans sa vie.

Evidemment, les troubles obsessionnels compulsifs d’Aza prennent une place importante dans Tortues à l’infini. Un des fils conducteurs du récit, ils nous permettent de comprendre la vie que mènent les personnes qui en sont atteintes. Suivre cette histoire à travers les yeux d’Aza permet réellement de réaliser la difficulté que ces troubles mentaux engendrent dans la vie quotidienne, lors d’une conversation à la moindre relation avec une autre personne, et même lorsque la vie devient plus difficile. J’ai également apprécié découvrir la relation d’Aza avec sa thérapeute et son regard sur son traitement. Mais John Green ne s’arrête pas en si bon chemin, puisqu’il évoque des thèmes aussi variés que l’amour, l’amitié, le deuil, le rapport à l’argent et bien évidemment, la quête d’identité à l’adolescence.

« J’aime être dehors la nuit. Ça me procure une drôle d’impression, comme le mal du pays mais sans être loin de chez soi. C’est plutôt agréable. »

 

La seconde ligne directrice de Tortues à l’infini est ce léger aspect thriller avec l’enquête que mènent Aza et Daisy sur la fuite du père de Davis et Noah. Malgré tout, l’histoire manque tout de même d’action pour se concentrer avant tout sur la psychologie des personnages. Même si ce n’est pas un coup de coeur, je ne me suis pas ennuyée une seule seconde et les angoisses permanentes d’Aza sont loin de m’avoir laissée indifférente. La grande force de John Green est bel et bien le mental mit à l’épreuve d’adolescents aux vies difficiles et aux milles tourments. Que l’on apprécie ses livres ou non, on ne peut lui enlever la multiplicité de personnalités de ses protagonistes et leur profondeur. Alors même si ses personnages sont parfois horripilants, ils se montrent aussi touchants que criants de vérité.

« La vie n’est qu’une succession de choix entre différentes questions. »

 

Tortues à l’infini décrit avec justesse les tourments adolescents en mettant en avant des thèmes difficiles comme les troubles obsessionnels compulsifs. John Green nous livre une fois encore une psychologie touchante et crédible à travers ses personnages.

1 commentaire

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Noemie, 20 novembre 2018 :

A peine après avoir fini de le lire tu as une forte envie de le relire à l’infini