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Chroniqueur
Posté il y a 3 mois
Max

Max, l’embryon-narrateur, naît en 1936 dans un « Lebensborn », un foyer où des femmes aryennes donnent naissance à des enfants qui sont ensuite offerts au Führer. Max est particulier car il est né le même jour qu’Hitler et reçoit donc la visite de celui-ci. Il ne pleure pas, n’exprime aucun sentiment, est embrigadé même avant sa naissance ; c’est un pur exemple du bon nazi. Son père, c ‘est Hitler, sa mère, l’Allemagne.

Nous le suivons donc jusqu’à ses neuf ans et sa rencontre avec Lukas, un enfant polonais juif kidnappé par les Nazis, car d’apparence aryenne, afin d’être « germanisé ». Lukas bouleversera les croyances de Max et celui-ci commencera à ouvrir les yeux.
Dès le commencement du récit, le lecteur est déstabilisé. Le narrateur nous livre un témoignage à l’état brut allant jusqu’à l’insoutenable à certains moments.

Ce roman historique est fortement documenté. Il rend compte d’un pan méconnu, terrifiant et sidérant de la Seconde Guerre mondiale. Le lecteur est entraîné dans une série d’aventures toutes plus noires les unes que les autres, ce qui lui fait prendre conscience d’une réalité effrayante.
De plus, les horreurs défilent à travers les pages en un flot continu avec la volonté profonde de provoquer via les propos cyniques et racistes de Max. C’est cela qui rend mal à l’aise mais grâce aux qualités littéraires du récit, l’auteure nous entraîne vers une réflexion humaniste. au fur et à mesure de la lecture, j’ai éprouvé du dégoût ainsi que de la fascination pour Max. J’ai aimé le détester et j’ai détesté l’aimer.

On notera la couverture pertinente qui, d’une part, attire le regard et, d’autre part, colle parfaitement au roman.

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