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Chroniqueur
Posté il y a 3 mois
Max de Sarah Cohen-Scali

Une plongée fascinante et glaçante au cœur de la seconde guerre mondiale

J’ai trouvé ce roman vraiment particulier. Max est un roman très riche et bien documenté. Les faits qui l’ont inspiré ont réellement existé et c’est glaçant. Ici on a un point de vue très singulier : celui de Max, c’est ce qui fait la force du récit.

« Je sais qui sont ces bébés. Je sais comment ils ont été fabriqués. Je sais qui les a fabriqués, qui a demandé qu’on les fabriques, qui les a triés pour ne garder que les plus réussis. Je sais où vos soldats peuvent en trouver d’autres. Je sais tout. J’ai été le premier de ces bébés. »

Max est donc un des enfants du projet «Lebensborn», habituellement, on a plus souvent le point de vue de personnages persécutés, que de personnages qui vivent du côté du IIIe Reich. Ses pensées et réflexions m’ont plus d’une fois mise mal à l’aise, avant même sa naissance, il est influencé par les nazis.

C’est une expérience difficile de se mettre dans sa peau, d’essayer de simplement comprendre sa vision du monde quand on connaît l’Histoire et tout le mal qu’ont fait les personnes qui entourent Max et qu’il admire tant. Max est un être à part, parfois très dur et cruel (au fond, ce qu’on lui a appris à être) mais il a tout de même su me toucher. J’ai adoré être bouleversée par Max, qui même en étant enfant en comprenait beaucoup trop. J’ai été passionnée par l’évolution de sa personnalité.

C’est un roman criant de vérité. L’autrice parvient à travers Max à nous faire passer des messages forts et à nous montrer d’autres côtés de la guerre qu’on ne voit pas forcément en cours d’histoire. On comprend que les souffrances ne s’arrêtent pas à ce qu’on nous apprend. Qu’en plus des génocides, des batailles, des famines, de toutes ces innombrables choses horribles, il y en a eu encore bien plus. Ce roman plante d’autres enjeux de la guerre auxquels on ne pense pas en premier, mais qui font bien partie des souffrances causées par la guerre.

« Je DOIS être blond. Je DOIS avoir les yeux bleu. Je DOIS être vif.
 Elancé.
Dur.
Coriace.
De l’acier de Krupp.

Je suis l’enfant du futur. L’enfant conçu sans amour. 
 Sans Dieu. Sans loi. Sans rien d’autre que la force et la rage. »

Cette lecture est choquante et bouleversante. Sarah Cohen-Scali ouvre de nombreuses réflexions qui découlent de faits dont on parle peu, mais qu’il est important de connaître.

Un coup de cœur !

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