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La rédaction
Posté il y a 3 mois
L’été où tout a commencé

A l’occasion de la sortie de La théorie de l’iceberg, le nouveau livre de Christopher Bouix, Amy, rédactrice OLPF, vous présente ce roman feel-good à la fois profond, envoûtant et émouvant.

Le jeune Noé est fan de surf. Tous les jours, avant et après l’école, il saute sur sa planche pour affronter les vagues de la côte Atlantique. Jusqu’au jour où un stupide accident le balance contre les rochers.

Il en sort miraculeusement indemne, à l’exception d’un traumatisme psychique violent. Il hérite d’un bégaiement « post-traumatique » et se montre incapable de tremper ne serait-ce qu’un orteil dans le grand bleu. Le voilà désormais obligé de se rendre chez le psy toutes les semaines – un type bizarre au look de cow-boy, qui confond visiblement son village perdu avec les plaines texanes. Alors, Noé se réfugie dans la littérature. Il dévore roman sur roman et se lance dans l’écriture. Poussé par sa professeure de français, il envisage de participer à un concours de nouvelles. Il a tout l’été pour écrire son histoire. Mais cet été-là s’annonce différent de tous les autres…

« Le courage, ce n’est pas de ne pas avoir peur. C’est d’être mort de peur – mais d’y aller quand même. »

Le voilà recruté comme livreur par la bibliothèque municipale, pour apporter des livres à ceux qui ne peuvent plus se déplacer. Sur le parvis de la bibliothèque, il croise alors la route de la belle et pétillante Lorraine, jeune fille rêveuse passionnée d’astronomie et de photos. Et au détour d’une livraison, il fera la connaissance de M. Hereira, un vieillard aussi aigri que mystérieux (qui garde un peu trop son tromblon à portée de main) qui se mettra en tête de l’aider à écrire sa nouvelle…

Tout en fermant les yeux, je me suis mis à penser à Lorraine. Au moment, fugace, où son épaule avait frôlé la mienne sur le parvis de la bibliothèque. Durant une fraction de seconde, c’est vrai, le monde avait vacillé.
Comme une toute, toute petite flamme posée sur l’océan.

On découvre peu à peu, avec Noé, les secrets des gens qui l’entourent, Lorraine, M.Hereira, son père ou encore son ennemi Rémi, et l’on apprend qu’à l’image de l’iceberg, ce que l’on voit des gens n’en est toujours qu’une infime partie – et pas toujours la plus authentique.

Je voulais me rappeler que la vie, justement, ce n’est pas ça. Ce n’est pas un coucher de soleil permanent sur l’océan Pacifique. La vie, c’est plus que ça. C’est affronter le réel. C’est se lever. C’est agir.

De la difficulté d’écrire et de se confronter à soi-même en passant par sa relation avec les autres, La théorie de l’iceberg explore ce moment si particulier que peut être « l’été de nos 15 ans ». Cet été entre le collège et le lycée, où de grands changements s’annoncent et où notre regard sur notre propre vie s’émancipe.

Le merveilleux, ça n’existe pas. Ce qui existe, c’est notre capacité à être émerveillés.

Christopher Bouix nous dévoile toute la sensibilité et la subtilité de son talent dans ce premier roman. Une nouvelle voix française s’élève dans le paysage de la littérature jeunesse, avec laquelle il faudra probablement compter. A la fois très proche de son lecteur par sa simplicité et poétique dans ses évocations, sa plume nous enchante par sa délicatesse et la justesse de ses portraits.

Je pensais que chaque jour n’arrivait qu’une seule fois dans la vie. Que chaque instant était unique.

Entre roman initiatique et leçon de vie, sans jamais tomber dans le pathos ou la mièvrerie, La théorie de l’iceberg nous entraine avec Noé dans sa reconstruction après son accident. Profond, envoûtant et émouvant, ce roman feel-good est probablement LE livre à lire en cette période de rentrée !

Depuis mon accident, tout le monde voulait que je redevienne le Noé d’avant. Mais j’avais fini par comprendre que ce n’était pas ce que je voulais, moi. Je n’avais aucune envie de me maintenir en l’état et de rester le même, comme Jipé qui resterait éternellement Jipé. Non. Mon but, c’était de devenir quelqu’un d’autre. D’évoluer. De grandir. D’apprendre.

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