Vous souhaitez devenir chroniqueur et être publié sur notre site ?

Pour déposer votre candidature, il faut au préalable devenir membre de la communauté On lit plus fort !

Me connecter

Mot de passe oublié

Chroniqueur
Posté il y a 6 mois
Les mystères de Larispem

Ce roman nous plonge dans une ambiance assez particulière, dans une ville rétrofuturiste, steampunk, où l’on croise des maraudeuses, des automates et autres choses étonnantes.

L’histoire se passe en 1899, dans la Cité-État indépendante nommée Larispem, une ville où ce sont les bouchers qui sont la caste la plus forte du régime populiste en place. Alors que les festivités sont organisées pour fêter le nouveau siècle, trois destins vont se croiser dans une intrigue mêlant vengeance, politique et société secrète.

L’histoire commence avec deux maraudeuses, Liberté la mécanicienne de 15 ans et Carmine l’apprentie louchébem (apprentie bouchère, selon l’argot inventé par ces derniers), alors qu’elles sont en train de piller une vieille maison. Elles ne pensaient pas tomber sur un étrange jeune homme, apparemment un aristocrate, en train de récupérer un livre dans une cache secrète, un livre qui pourrait bien être important.

Le troisième héros, l’orphelin Nathanaël, entre en scène peu après, quand le sujet des orphelins et de la Foire aux orphelins est abordé (une foire permettant à ceux qui embauchent un orphelin de gagner en réputation mais aussi d’obtenir un bénéfice financier).

Côté histoire, une révolution a éclaté en 1871, entre les aristocrates et les communards. Sauf que cette fois, ce sont les communards qui ont gagné. Les bouchers sont d’ailleurs maintenant la caste la plus élevée. Cette révolution a causé l’exil des religieux et des aristocrates, et la ville de Paris a été renommée Larispem. Elle a aussi vu l’émergence pendant la bataille d’un groupe de dissidents, les Frères du sang, composés d’aristocrates mystérieux refusant de se soumettre, et qui sont toujours présents aujourd’hui. La ville est maintenant dirigée par une triade composée d’une relieuse, Michelle Lancien, d’un ancien boucher, Gustave Fiori et d’un écrivain, Jules Verne.

Si l’intrigue est un peu longue à démarrer, l’ensemble se lit quand même vite. Les pages défilent sans problème, c’est fluide, rythmé et un brin mystérieux. Quand l’intrigue arrive, on se retrouve avec une histoire qui mêle habilement des rebelles, des pouvoirs particuliers et nos trois héros qui ne savent pas ce qui les attend.

Par contre, ce tome sert surtout d’introduction je trouve, introduction du thème, des problèmes, des personnages, etc. On découvre les Frères du Sang, leur secret concernant leur sang, on découvre nos trois héros et les personnages secondaires, importants ou non, ainsi que l’ambiance globale qui règne à Larispem.

J’ai beaucoup aimé l’univers de ce roman, un univers qui a été bien pensé et créé. Par contre, l’argot boucher est un peu compliqué à lire. En gros, la première lettre du mot passe à la fin, un « L » est placé au début et un suffixe est rajouté en fin de mot (divers suffixes sont possibles, ji, muche, oc ou em par exemple). Autant dire qu’il faut un peu décrypter les mots au début.

Ce premier tome m’a beaucoup plu, et je suis maintenant très curieuse de savoir ce qu’il va se passer dans la suite.

0 commentaire

Pour poster un commentaire, rejoignez la communauté On lit plus Fort