Vous souhaitez devenir chroniqueur et être publié sur notre site ?

Pour déposer votre candidature, il faut au préalable devenir membre de la communauté On lit plus fort !

Me connecter

Mot de passe oublié

Chroniqueur
Posté il y a 1 mois
Le matin de Neverworld ou comment se rappeler une leçon de vie

D’abord dramatique, le ton est quelquefois loufoque. On rit alors aux éclats devant les situations improbables dans lesquelles ils se mettent. Cela alterne avec un registre plus sérieux. Alors, à l’image de ses héros, l’action revêt une ambiance très changeante même si rapidement, une trame principale se dessine, liée à la mort de Jim. Il faut dire que celle-ci suscite de nombreuses interrogations car même si l’enquête a conclu à un suicide, il y a des circonstances étranges autour de lui.

Jim est le grand absent de l’histoire. Pourtant sa présence est palpable. On le sent dans tous les chapitres. Son influence est incontestable. De ce fait, on a l’impression de le connaître également.

Malgré les défauts de certains membres, on s’attache à eux. On a l’impression de partager l’éternité avec eux et de vivre le Neverworld à leurs côtés.

Chacun de nous est une anthologie composée de de milliers de pages remplies de contes de fées et de poésie, de mystères et de tragédies, de vieilles histoires que personne ne lira jamais.

On sait qu’à la fin, il n’en restera qu’un mais on s’efforce de l’occulter tant on prend plaisir à les suivre. On se prend au jeu et on enquête avec eux parce qu’on sait confusément qu’il y a quelque chose à découvrir. Un mystère à démêler. On admet l’impensable et l’irrationnel alors qu’en temps normal, on serait pointilleux sur les explications qui nous sont données.

Et puis, patatras.

La fin nous fait nous prendre dans la figure des rebondissements qu’on n’a pas vus venir. Des rebondissements si énormes, aux conséquences si importantes que cela remet en question tout ce qu’on croyait savoir.

Tout à coup, la réalité reprend ses droits. La bulle dans laquelle nous étions éclate. C’est comme si on avait vécu toutes ces pages dans un rêve flou.

En reste un sentiment de perte et d’injustice. La colère nous gagne. En réalité, on réalise que Marisha Pessl nous a plongés dans un deuil authentique sans nous prévenir. J’ai été choquée car c’est comme si je perdais tout un groupe d’amis avec qui j’ai vécu des millions de vies. C’est un coup de théâtre, une illumination.

Plus que de m’identifier aux héros, je ressens l’histoire comme si c’était moi, la survivante.

De plus, elle m’incite à réfléchir et à savourer mon présent. Elle me rappelle combien la vie est précieuse.

En conclusion, Le matin de Neverworld est une réussite. Je n’ai jamais vu le temps passer avec lui. J’ai adhéré à tous les personnages et à tous les ressorts de l’intrigue. Le récit me laisse émue et me donne envie de le relire encore et encore. Je retrouverai donc la plume et la poésie de l’auteure avec plaisr.

0 commentaire

Pour poster un commentaire, rejoignez la communauté On lit plus Fort