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Chroniqueur
Posté il y a 1 mois
Le Matin de NeverWorld

Autant il y a certains tropes littéraires qui m’agacent prodigieusement (oui, oui, Triangle Amoureux : je parle de toi!). En revanche, il y en a d’autres qui fonctionnent très souvent sur moi. Et en pole position de cette liste de ressorts littéraires que j’adore, il y a les voyages dans le temps et autres boucles temporelles.

Je ne pourrais pas m’expliquer pourquoi mais je me passionne pour ces tropes dont je suis vraiment plutôt friande et dans lesquels je me plonge toujours avec un plaisir même pas coupable.

Et je dois vous avouer qu’en commençant Le Matin de Neverworld, je ne m’attendais vraiment pas à tomber sur un de mes cadres narratifs chouchoux. Il faut dire, comme à mon habitude je n’avais lu que les toutes premières lignes de la quatrième de couverture et j’avais directement catégorisé le roman comme un livre sur le deuil et l’importance de pouvoir aller de l’avant. Dans la mesure où il s’agit d’une histoire de boucle temporelle façon Un jour sans fin, autant vous dire que je me mettais le doigt dans l’oeil pour ce qui est d’aller « de l’avant ».

A l’occasion de l’anniversaire d’une de ses amies, Bee renoue contact avec ses amis de lycée qu’elle n’a plus revu depuis un an, date à laquelle son petit ami s’est suicidé. Depuis lors, Bee a coupé tous les ponts et tente de se défaire de cette idée que non, le Jim qu’elle connaissait n’a pas pu faire ça. C’est uniquement dans le but d’en apprendre plus sur ce qui s’est passé le soir de la mort de Jim que Bee se décide à se rendre à la soirée organisée par ses amis. Pourtant rien ne va comme elle le voudrait et alors qu’ils sont tous les cinq en voiture, ils se font percuter par un autre conducteur et se retrouvent entre la vie et la mort. Le verdict leur est annoncé très clairement : seul l’un d’entre eux pourra survivre et pour savoir lequel, ils devront voter à la majorité absolue pour la même personne. Tant qu’ils ne se seront pas mis d’accord, ils seront condamnés à revivre la même journée en boucle.

J’ai beaucoup de mal à parler de ce roman qui est à mon sens ni plus, ni moins qu’un ovni littéraire. Commençons peut-être par le commencement : la plume de l’auteure. Personnellement j’ai beaucoup aimé cette écriture. J’ai trouvé que cela soulignait vraiment bien une certaine urgence de la situation et que cela permettait de rajouter une dimension vertigineuse à l’ensemble qui s’accordait parfaitement avec le récit.

L’intrigue est bien gérée. La tension est un peu moins palpable que dans Trouble Vérité dans la mesure où le lecteur n’est pas perdu, ni n’essaye de rassembler les pièces du puzzle. Dans Le Matin de Neverworld, le lecteur accompagne vraiment Bee dans les découvertes qu’elle fait et les révélations qu’elle va vivre. J’ai nettement préféré ce format qui permet au lecteur de s’investir beaucoup plus dans l’histoire.

Enfin, j’ai trouvé la boucle temporelle – puisque nos personnages sont coincés dans la même journée pendant très longtemps – géniale. J’ai beaucoup aimé la manière dont elle était construite, le fait que les personnages se rappellent tous ce qu’ils ont vécu, le fait qu’il puisse s’éloigner du lieu où ils se « réveillent » chaque matin pour aller ailleurs. C’était à la fois original et très bien pensé et ça a permis à l’auteur de décrire des réactions vraiment très naturelles pour tous les personnages. Ici, chaque personnage passe par différents stade avant d’accepter vraiment que oui, c’est vrai, ils sont coincés dans cette boucle temporelle jusqu’à ce qu’ils décident de voter pour celui qui doit survivre. Moi qui pensait au départ me lancer dans un livre sur le deuil, je n’ai pas pu m’empêcher de reconnaître les différentes étapes du deuil dans les réactions des personnages, ce que j’ai trouvé vraiment très bien fait.

L’un dans l’autre, j’ai dévoré ce roman parce que j’avais vraiment hâte de connaître le fin mot de l’histoire (Jim s’est-il vraiment suicidé ? Pourquoi? Et lequel des cinq va sortir du Neverworld ? Comment?).

En bref ce roman est pour vous si vous aimez les intrigues au sein d’un groupe d’amis, les boucles temporelles bien faites et les révélations incroyables à la fin des romans !

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