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Chroniqueur
Posté il y a 4 mois
Iskari : la chasse aux dragons est ouverte !

Depuis son plus jeune âge, la princesse du royaume de Firgaard inspire peur, dégoût, crainte et répulsion à ses sujets. Il faut dire qu’avec cette énorme cicatrice qui lui barre le visage, souvenir de la destruction qu’elle a déchaînée sur la ville des années plus tôt, personne n’oublie les milliers de morts qu’elle a sur la conscience. Fille d’une traîtresse qui jouait avec les légendes interdites, Asha n’a pas eu d’autre choix que d’endosser le rôle de l’Iskari, tueuse de dragons impitoyable, pour satisfaire son père et se protéger de ce peuple qui la maudit en silence. Combattante émérite et guerrière aguerrie, la jeune femme doit redoubler de ruses et d’ingéniosité pour débusquer ces créatures qui se font de plus en plus rares au fil du temps. Pour les attirer, Asha n’hésite pas à leur murmurer des histoires des temps anciens, récits envoûtants qui semblent attiser leur convoitise et les charmer. Mais en bravant les interdits royaux, la chasseuse pourrait bien mettre en péril sa sécurité et faire s’effondrer l’ordre établi…

Ce premier tome est une excellente introduction qui hume bon le désert, le sable brûlant, la fleur d’oranger, la trahison et le souffle chaud des dragons. Mêlant habilement une héroïne bien campée, une action savamment dosée, un paysage foisonnant, riche et un univers visuel à souhait, l’autrice nous offre un premier volume d’une qualité indéniable, en dépit de quelques défauts aisément pardonnables. Le destin de cette princesse forte, déterminée et prête à tout pour arracher le droit d’exister selon ses propres règles et convictions, loin de ce fiancé cruel et sans scrupules auquel son père la destine, est haletant, follement rythmé et plonge le lecteur au cœur d’intrigues politiques implacables, de manigances religieuses, de guerres séculaires intestines et d’alliances fragiles. Certains tropes propres aux récits destinés aux adolescents pourraient susciter quelques réactions, mais l’immersion est si tangible et agréable que j’ai fermé les yeux de bonne grâce, allant jusqu’à pardonner la pudeur inappropriée qui semble vouloir censurer la sensualité pourtant omniprésente dans cette ambiance sulfureuse. Une introduction réussie et rythmée avec brio que je vous recommande chaudement.

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