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La rédaction
Posté il y a 2 semaines
Immersion dans la vraie vie universitaire

Ça y est, le jour fatidique est arrivé : Phoebe fait ses premiers pas à l’université. Elle rencontre ses voisines de chambre, ses camarades de classe, découvre le campus… Mais malgré ce défilé de nouvelles têtes, Phoebe tombe sur quelqu’un qui ne lui est pas inconnu : Luke Taylor, son crush du lycée. Il suit le même cursus qu’elle, et après des années passées à fantasmer sur lui et leurs possibles interactions, l’opportunité de le côtoyer se présente enfin ! Ce qu’elle ignore, c’est que Luke, de son côté, vient juste de se séparer de sa petite amie de longue date, Abbey, et ne sait plus trop où donner de la tête, dans cette nouvelle vie rythmée par les rencontres et les fêtes trop arrosées.

Rien ne passe de cent à zéro aussi rapidement. Avec les potes, on s’éloigne progressivement, on ne se dit jamais : « On n’est plus amis » ou « Notre amitié est terminée ». Mais avec les petites copines, on passe de tout à rien.

Première année raconte, sans détour et sans filtre, la vraie vie des étudiants, l’espèce de folie électrique qui règne durant ces premières semaines, entre l’ivresse de la liberté fraîchement acquise et l’ivresse tout court… Avec, évidemment, au cœur de tout cela, les histoires d’amour et la découverte de la sexualité. Alors qu’elle craque totalement pour Luke, c’est avec Will que Phoebe se retrouve à sortir lors de la semaine d’intégration. Mais dans le tourbillon de cette nouvelle vie, les choses ne restent jamais figées longtemps, et il se trouve que le beau Luke n’est pas totalement indifférent au charme de Phoebe…

« De toute évidence, tu lui plais. Après tout, il t’a envoyé un message pour te souhaiter « bonne nuit ». C’est le message le plus significatif qu’on puisse envoyer à quelqu’un. Plus que « Je t’aime ». Parce qu’on envoie « Bonne nuit » qu’aux gens qu’on aime. »

Le premier trimestre à la fac est une transition parfois difficile, en particulier sur les campus anglais, où la plupart des étudiants vivent en communauté fermée. De la semaine d’intégration jusqu’au bal de Noël, c’est le moment où les amitiés se créent, les amours se tissent, les rivalités s’esquissent : d’une certaine façon, ce sont les trois prochaines années qui se définissent durant cette période. Les journées, les semaines défilent, toutes plus folles les unes que les autres dans un roman hilarant et irrévérencieux, habité par des personnages surprenants, aux caractères bien trempés, auxquels on s’attache comme à nos propres camarades de chambrées.

Pour je ne sais quelle raison, une chose qu’avait dite Arthur la semaine précédente tournait en boucle dans ma tête. Il s’était mis à parler du livre de philosophie qu’il lisait. D’après lui, l’auteur, un type avec un nom aux consonances russes, avait une théorie selon laquelle les êtres humains n’étaient pas qu’un seul Je unifié, mais un milliard de minuscules Je séparés, les tiraillant dans des directions différentes pour essayer d’obtenir ce qu’ils voulaient. […] Mais maintenant, après tout ce qui s’était passé pendant ce trimestre, je n’avais pas l’impression d’être une personne unifiée, mais un essaim de Je stupides, confus, jaloux, tous fourrés dans le même corps.

Negin, Frankie, Luke, Will, Josh, Arthur, Rita, Phoebe, Abbey, Flora, Gordie, Nathan, Ed… Les personnages se croisent, s’apprécient, se détestent, couchent ensemble, se trahissent, jouent les goujats ou les héros ; ils sont rarement parfaits, souvent paumés et fatigués, quasi-toujours drôles. Mention spéciale pour l’inimitable Frankie, véritable tornade de fraîcheur et pépite d’humour à elle toute seule, et à l’increvable Connor, qui ne manque jamais de faire un truc parfaitement improbable au moment où on l’attend le moins.

Comment pouvait-on devenir assez courageuse pour se faire une coupe au bol arc-en-ciel et porter un bas de jogging de mec en soirée ? À quoi ressemblait votre vie avant d’en arriver là ?

Loin des versions romancées de l’université qu’on voit parfois dans les films, ou les livres, Tom Ellen et Lucy Ivison nous livrent ici une version crue et franche de la réalité étudiante. Leur écriture, toute en honnêteté, brute, rapproche les personnages du lecteur et le plonge au cœur du quotidien universitaire. Première année aborde avec une franchise déconcertante des sujets comme l’amitié, l’amour, la rupture, le sexe décomplexé, le futur que l’on se tisse sur les bancs de la fac, mais aussi les soirées endiablées, les matchs de Quidditch ou le tristement déséquilibré régime alimentaire d’Arthur…

Je me suis levé et j’ai touché le billet chiffonné dans ma poche. Je me suis demandé quelle quantité d’alcool bon marché je pourrais acheter avec ça. Il fallait que j’essaie de remettre mes idées en place. De réfléchir plus clairement. Et la meilleure façon d’y parvenir, ai-je décidé, serait de me soûler.

Première année, c’est une histoire qui se vit, qui se partage, qui nous émeut parfois, nous faire rire souvent, nous bouleverse aussi. C’est une tranche de vie, à ce moment entre l’adolescence et l’âge adulte où l’on se construit, où tout est un peu fou et un peu flou. Une histoire d’amour en demi-teinte, une ode à la vraie vie, comme un La La Land en première année d’université.

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