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Chroniqueur
Posté il y a 4 semaines
Dix jours avant la fin du monde de Manon Fargetton – Un roman explosif

Je remercie chaleureusement On Lit Plus Fort pour l’envoi de ce service presse !

Ce roman me faisait terriblement envie depuis l’annonce de sa sortie par son résumé et par son titre intriguant. Quand je l’ai reçu, j’étais très excitée et très impatiente de le lire ! C’est maintenant chose faite ! Je n’avais encore jamais lu de roman de Manon Fargetton. Cette lecture a donc été une double surprise par son intrigue et par l’écriture de l’auteure.

Dix jours avant la fin du monde peut se résumer en 3 mots : EXPLOSIF, EXCITANT et STRESSANT ! J’ai ouvert le livre en m’attendant à lire un livre sur l’apocalypse (bravo Clara!) mais je ne n’étais pas prête pour cette histoire, ni prête pour toutes les émotions qui allaient défiler en moi durant les 460 pages du récit. J’étais très loin d’imaginer où Manon Fargetton allait me mener malgré toutes les questions que je me suis posée au fil de l’histoire.

En ouvrant ce roman, on découvre au travers de chaque personnage une vérité, la vérité brute, sans chichis, sans tomber dans le pathos. Certains quotidiens sont plus rude que d’autres, on est amené à vivre les événements de la vie, et cela n’est pas toujours facile. Et la vie de nos personnages n’est pas rose. Gwenaël et Sara sont en couple depuis huit ans et tentent de fonder une famille. L’amour de Gwenaël est partagé entre son amour pour Sara, qui est son pilier dans la réalité, et son amour pour son imaginaire, car Gwenaël est écrivain. Sara est en concurrence permanente avec les romans de Gwen et d’autant plus que la fin du monde approche et qui leur reste plus que 10 jours à vivre. Ensuite, nous faisons la connaissance de Lili-Ann, une jeune femme d’une vingtaine d’années, aimant la photographie, le théâtre et vivant seule à Paris, loin de sa famille. Quant à Valentin, il a passé sa vie à prendre soin de sa mère, à ne vivre que pour elle. Ces personnages ne se connaissent pas et pourtant à 10 jours de la fin du monde leur route vont se croiser ainsi que celle de Béatrice, Brahim et Max ou encore celle de Laure, Marc et Ninon.

Manon Fargetton montre à travers ses personnages que nous nous cachons derrière des masques. On a tendance à se façonner, à cacher nos peurs, nos angoisses et nos tourments dans différentes attitudes pour éviter de les affronter, pour fuir ou pour susciter l’amour autour de nous, pour éviter de montrer nos faiblesses aux personnes qu’on aime. À l’aube de la fin du monde, les masques se fissurent et se brisent pour laisser paraître qui on est vraiment. Nos protagonistes vont tous réagir différemment face aux événements. Ils vont les appréhender et les vivres de plein fouet. J’ai aimé suivre chacun des différents protagonistes. J’ai aimé que chaque chapitre soit centré sur un personnage en particulier. Je me suis sentie proche de chacun d’entre eux. Je me suis attachée à eux, à leur histoire, à leurs souffrance, à leurs peurs, doutes et à leurs manières d’agir et réagir. Ils ont tous une histoire particulière, une histoire qui m’a touché profondément.

Dix jours avant la fin du monde c’est avant tout le récit de la survie. La violence et le chaos se déchaînent au cœur des éléments mais aussi dans celui des Hommes. L’auteur met en avant les différentes manières de réagir face à une telle fatalité. Elle ne cherche pas à édulcorer, à épargner son lecteur. L’animalité humaine est dans son intégralité dévoilée. Je me suis posée la question de comment face à une telle fatalité, je réagirais? Est-ce que je garderais ma part d’humanité ? Est-ce que je laisserais la peur prendre le contrôle sur moi ? Est-ce que mon instinct de survie me pousserait à croire qu’il y a encore une chance de m’en sortir ou au contraire est-ce que je me laisserais envahir par la fatalité ? Le roman aborde cette question mais pas que. Je me suis mise à réfléchir aussi à mon quotidien et à la façon dont j’aime mon entourage.

J’ai trouvé l’intrigue originale qui sort des sentiers battus, de ce que peut nous offrir la dystopie en général. D’ailleurs pour moi, c’est une dystopie adulte. Tout d’abord par la manière d’aborder l’apocalypse. Certaines scènes sont durs et violentes. Mais aussi par son écriture brute, sans fioritures, qui pose les choses comme elles sont. Manon Fargetton ne mâche pas ses mots mais c’est ce qui fait que ça marche et que j’ai été imprégnée du récit tout le long de ma lecture. J’ai adoré la construction du récit. Elle est particulière et pleine de créativité. L’entrelacement de deux récits est un véritable plus et nous pousse dans notre lecture. On est avide de suivre les protagonistes mais aussi de suivre ceux du roman à Gwenaël. Enfin, le compte à rebours joue une grande place dans « l’addictivité » au roman. Plus les heures défilent, plus la tension du roman monte et plus elle monte, plus je stressais. J’ai bien cru que dans les dernières pages Manon Fargetton allait avoir ma peau. J’étais avide de savoir et de découvrir la fin. Les personnages allaient-ils survivre ? Ou mourir ? Comment aller se passer cette fin du monde ? Et si c’est moi qui était à leur place ? Les questions, l’angoisse étaient omniprésentes. Ce roman m’a fait vivre des émotions de dingue. Je ne me souviens plus de la dernière fois où j’ai été autant fébrile et stressée pour un livre. Je voulais continuer, continuer et continuer. Il m’était impossible de le lâcher.

En bref, ce roman se dévore littéralement ! J’ai vécu les 460 pages à fond, entièrement avec les protagonistes, prise dans l’engrenage de l’histoire. Je ne pouvais pas m’arrêter, je ne voulais pas arrêter. J’étais dans une panne de lecture et j’en suis sortie grâce à ce livre, alors un grand merci Manon ! Merci pour votre imagination, votre histoire touchante, bouleversante, autant par les réflexions qu’elle contient, que par les personnages et que par son originalité. C’était explosif, exaltant et oui stressant à souhait, mais j’ai adoré toutes ces sensations ! Il fait partie des meilleurs romans que j’ai lu sur l’Apocalypse. Je vous le conseille ! J’ai adoré ! Adoré ! Adoré ! Et adoré !

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