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Chroniqueur
Posté il y a 4 semaines
Cursel, La Rebelle par Thomas Wheeler et Franck Miller

J’ai vraiment beaucoup beaucoup aimé cette lecture, que j’attendais avec une grande impatience, puisqu’il s’agit d’une réécriture des légendes arthuriennes, plus précisément du point de vue de la Dame du Lac.

Comme je viens de vous le dire, j’ai vraiment adoré ma lecture. C’était à chaque fois un pur plaisir que de m’y replonger, et retrouver cette ambiance médiévale très fantaisiste et pleine de mystères ! A peine l’avais-je eu reçu que je me suis jetée dessus tellement j’avais hâte de voir ce que les auteurs avaient réussi à faire de cette légende et de ces personnages. Au final, il y en avait des choses à découvrir puisqu’ils ont carrément incorporer différentes espèces dans ce récit, qui ne se compose donc pas seulement d’hommes mais de différents peuples qui, à mes yeux, ont parfaitement représenté les différentes croyances, les différents cultes qui pouvaient exister en Europe notamment avant que le christianisme ne s’installe. J’ai trouvé ce parallèle très subtile et tout bonnement passionnant.

Pour moi, cette oeuvre se résumé à un seul mot : originalité. Rien n’est fait tel que l’on s’y attendait. Car au final, nous n’avons pas vraiment le récit du règne d’Arthur, même pas du tout, mais il était extrêmement intéressant d’avoir cette sorte de genèse de tous les personnages qui appartiendront plus tard, à la légende du roi Arthur. D’ailleurs, en parlant d’eux, j’ai adoré découvrir au fur et à mesure les différents personnages de la table ronde qui en réalité, se cache parmi « le paysage » durant tout le récit sans que l’on s’en rende vraiment compte. En effet, alors que certains sont reconnaissables dès le début par leurs patronymes plus que transparents : Arthur, Merlin, Morgane, Bohort, Guenièvre etc. D’autres sont moins discernables cachés derrière des pseudonymes, et c’était à chaque fois une véritable surprise que de les reconnaître !

Originalité également par rapport à la réécriture qui est aussi faite au niveau d’Excalibur. Parce que oui monsieur ! Même cette célèbre épée a droit a une nouvelle histoire. Et je n’ai pas pu m’empêcher de faire un parallèle entre la description qui nous est faite de cette arme et de ses effets sur son porteur avec l’Anneau du Seigneur des Anneaux de Tolkien. Surtout que c’est une oeuvre que j’étudie en ce moment à la fac, et depuis, j’ai l’impression d’y voir des références partout. Ici, Excalibur est très semblable à l’Anneau en le fait qu’elle pousse son porteur à la violence, au sang, et à la guerre. Au final, je ne sais pas si c’était une volonté des auteurs, mais j’ai trouvé original de trouver des références plus modernes dans un récit aussi ancien. Et c’est le cas aussi avec le nœud même de l’intrigue, à savoir : une guerre de religion. Les chrétiens font la guerre au peuple d’autres religions, étant donné qu’ici comme je vous l’ai dit, il s’agit de peuples d’espèces différentes des hommes, il y a un double enjeu actuel : discrimination religieuse et raciale…

Ce qui m’a aussi beaucoup plu dans ce roman c’est l’aspect historique qui prend part au récit. En effet, j’ai trouvé que le mélange des cultures à cette époque était vraiment bien rétabli (en partant du principe bien évidemment, que le règne du roi Arthur n’est pas établi à une date très précise), on a donc à la fois l’invasion des Vikings, le règne du roi Uther, l’arrivée du Vatican et du christianisme, et donc la fin des cultes polythéistes anciens. En tant que grande amatrice de romans historiques, je me suis régalée.

En ce qui concerne les personnages, j’ai été très perturbée par le fait qu’ils aient tous deux facettes, l’une que l’on apprécie, et l’autre que l’on exècre. Il y a donc une réelle dualité psychologique durant toute notre lecture qui est assez perturbante. Nimue est d’un côté une femme bad-ass, courageuse et altruiste, de l’autre elle n’en fait qu’à sa tête, se montre inconstante et violente. Arthur est à la fois loyal et bon et parfois lâche. Uther est un roi qui essaie de régner le mieux qu’il peut mais qui est parfois trop inflexible (j’ai d’ailleurs eu beaucoup de mal avec le « nous » royal qui est employé durant tout le récit). Et enfin il y avait Morgane que je n’ai absolument pas supportée mais cela est dû au personnage qui, quelque soit les versions, est exécrable.

J’avoue avoir été plutôt frustrée par la fin qui est carrément ouverte et qui laisse beaucoup de questions en suspend. J’espère qu’il y aura une suite sinon je trouverais très dommage de laisser autant de zones floues. Enfin, il est très agréable d’avoir des dessins qui ponctuent notre lecture du début à la fin. Bien que je n’ai pas été très fan du trait du dessinateur, cela apportait vraiment un petit quelque chose à l’histoire.

J’ai donc vraiment hâte de voir la série Netflix qui sera adaptée de ce roman et qui sortira en 2020 ! Elle promet d’être totalement épique ! (Et il y a du beau monde qui y joue). La seule chose qui me fait peur c’est, si elle est entièrement fidèle à l’oeuvre, qu’il risque d’y avoir beaucoup de scènes gores à l’écran : les scènes d’assassinat, de torture etc ça y va ! J’ai donné à ce livre la note de 17/20 ☆

Et voilà mon avis pour cette lecture incroyablement prenante et passionnante ! Bien que le récit ne soit pas centré sur Arthur, j’ai adoré cette réécriture, sa profondeur, et ses enchaînements ! Je ne peux que vous la recommander.

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