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La rédaction
Posté il y a 10 mois
Concours du premier roman jeunesse : Christelle Dabos témoigne

La 3e édition du Concours du Premier Roman Jeunesse est lancée ! Les candidats ont jusqu’au 4 mai pour nous faire parvenir leur manuscrit.
Lauréate de la première édition en 2013 avec La Passe-miroir, devenu depuis un best-seller, Christelle Dabos revient sur ce qui l’a poussée à participer et ce que le concours a changé dans sa vie, et encourage tous ceux qui hésitent encore à envoyer leur texte !

Trois raisons de participer

Pour oser. J’ai bien failli ne pas participer à la première édition du concours (avec toutes les conséquences que l’on sait) à cause de… la trouille. Ce n’est pas une décision anodine de s’exposer aux regards d’un comité de lecteurs professionnels, en particulier pour les timides comme moi ! Si vous doutez de vous, si vous craignez le jugement des autres ou la possibilité d’un échec, ne laissez pas vos peurs vous empêcher de faire ce que, au fond de vous, vous avez vraiment envie de faire.

Pour persévérer. J’ai ici une pensée toute particulière pour les auteurs qui ont déjà fait l’expérience du refus après avoir envoyé leur manuscrit aux éditeurs. Des auteurs qui ont peut-être même participé aux précédentes éditions du concours Gallimard Jeunesse. Que vous ayez retravaillé votre texte ou que vous en ayez écrit un nouveau, il mérite d’avoir sa chance !

Parce que vous n’avez rien à perdre. C’est ce que mon compagnon m’a dit quand j’ai hésité à tenter l’aventure et c’est ce qui m’a fait franchir le pas. Il n’y a pas de frais de participation, pas de manuscrit à imprimer, pas d’envoi postal, pas de thème ni de genre imposés, pas de limite maximale de signes. C’est loin d’être le cas de tous les appels à textes ! Même le temps que vous consacrez à l’écriture n’est jamais perdu, quel que soit le résultat : c’est un voyage initiatique intérieur qui fera toujours partie de vous.

Trois choses qui ont changé pour moi

Mon rapport aux autres. J’ai longtemps eu un rapport compliqué avec le regard des gens. J’étais sans emploi, en pleine convalescence, je ne sortais pas facilement de chez moi. Mon contact avec mes tout premiers lecteurs se faisait sur Internet, et l’idée d’en décevoir un seul m’était insupportable. Avoir participé au concours Gallimard Jeunesse était déjà un défi en soi : terminer finaliste, une vraie révolution ! J’ai été amenée à travailler avec des professionnels, à participer à des salons, à passer des interviews et, surtout, à rencontrer mes lecteurs. Chaque nouvel échange m’a fait sortir de ma coquille, jusqu’au jour où je me suis rendu compte qu’il n’y avait plus de coquille.

Mon rapport à moi-même. C’est en fait étroitement lié au rapport avec les autres, à tout ce qu’ils m’ont transmis en mots, en sourires, en critiques parfois aussi. En me libérant de la peur d’être jugée, j’ai pris confiance en moi  – professionnellement et personnellement. J’accepte tout ce que les expériences m’offrent de beau et de bon, comme j’accepte l’idée que rien n’est jamais acquis. Chaque nouveau livre, et tout ce qui l’entoure, devient ainsi un nouveau défi. Je dois faire des choix, savoir pourquoi je les fais et ça m’aide à mieux me connaître.

Ce que ça n’a pas changé. Mon rapport à l’écriture. J’aimais écrire avant d’être publiée par Gallimard Jeunesse et j’aime toujours autant écrire aujourd’hui. Ça me paraît essentiel de le souligner, car j’ai vraiment craint de perdre ce plaisir-là sous l’effet de la pression. Ma coquille a peut-être été brisée, le monde intérieur qui m’habite ne s’est pas dissipé pour autant. Et je ne peux pas conclure sans avoir un mot pour Plume d’Argent, ma famille littéraire qui m’a poussée à participer au concours, qui n’a jamais cessé de me soutenir depuis et qui continue de me donner mes plus belles leçons d’écriture.

Christelle Dabos

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